Quoi de plus frustrant que de savoir que nous avons quelque chose à réaliser dans ce monde mais de ne pas avoir réussi à se lancer sérieusement dans l’aventure ?

Bien sûr, c’est pas faute d’avoir essayé ! Entre les litres de café ingurgités, les giga octet d’informations assimilés et cette lutte interminable avec notre mentale pour au moins agir « un peu » au jour le jour, nous sommes face à un ennemi que nous n’aimons avoir en face de nous : Nous-mêmes.

Quand le moi devient notre pire ennemi, nous vivons une terrible épreuve de souffrance qui ne se terminera peut-être jamais. Le pire est que nous sommes encore jeunes et pour la plupart d’entre nous, nous n’avons pas d’enfants à charge… On a donc du temps pour réaliser ce qui importe réellement.

Et pourtant, notre mental ne veut pas entendre raison… Il nous donne une heure ou 2 heures de productivité pour des journées entières à rien foutre.

Oui, reconnaissons-le, le Sheitan (le vrai) est un peu en chacun de nous. Il nous donne l’envie du laisser-aller : un petit jeu vidéo, un petit porto, un petit bédo, un petit porno le tout avec un esprit rêveur et idéaliste et nous y sommes… 10 ans plus tard, nous regarderons la vie derrière nous avec une seule pensée qui hantera notre esprit : Nous sommes passés à coté de notre vie.

Nous étions convaincu à 20 ans que la vie était devant nous, vous savez, cette optimisme à la con, cette sensation que nous allions conquérir tout l’univers… Du pipo tout ça, il ne s’est rien passé finalement ! Le nombre d’années à notre compteur devient soudainement trop élevé, on prend conscience qu’il est trop tard, que nous avons cramé notre âge d’or dans des futilités et qu’il ne nous reste plus qu’à faire en sorte que le passage dans l’au-delà se fasse de manière « pas trop désagréable »… On ajoute alors le métro et le dodo à notre routine quotidienne et voilà… Nous prenons alors conscience que nous n’avons jamais été réellement vivant. Nous appartenons à cette génération terrible d’enfants mort-nés et nous n’avons pas eu le courage de changer cela. Nous serons tout juste bon à montrer notre erreur aux autres et quand nous serons morts, nous leur laisserons un peu plus de place.

Martin : Mais ferme la ! Tu ne connais pas ma vie, qui es-tu pour me juger, me prendre de haut et me dire que je suis en train de louper ma vie, tu n’as pas idée de tout ce que j’ai du affronter et les difficultés auxquelles je dois faire face au quotidien !

Oui c’est vrai Martin. Et tu sais quoi ? Je me fous royalement de tes difficultés. Je suis juste un mec qui veut te voir agir, un peu comme un bon pote, un grand frère qui se préoccupe de tes ambitions car je connais le bonheur de vivre la poursuite de sa propre route. Mais je ne suis pas ton psy et compte pas sur moi pour t’écouter te lamenter sur la vie. Garde ton fric et donne-le à des gens qui n’ont pas de quoi manger ! Faute de sauver ton âme, tu auras au moins réduit la misère dans le monde.

Mince, pourquoi lisez-vous ce que je viens d’écrire sans réagir ? Que devrais-je vous dire à la fin pour vous faire comprendre que l’action, c’est maintenant, pas demain ni dans une heure, MAINTENANT !

Se relever, regarder de face son démon avec le désir ardent de lui arracher sa tête !

Capture d’écran 2015-10-26 à 17.08.11Il me vient maintenant une idée… Une idée simple mais pourtant terriblement motivante : Découvrir le vrai visage de votre SHEITAN intérieur.

Oui, nous avons peur de regarder notre démon intérieur de face de peur qu’il ressemble un peu trop à ce que nous sommes actuellement. Si vous prenez la peine de mettre en image votre Sheitan et à accepter qu’il vous ressemble, alors tout n’est pas perdu. Il y a encore de l’espoir. Et s’il y a encore de l’espoir alors le Sheitan peut être juste un squatteur de votre âme qu’il sera possible de chasser.

Martin : Bon d’accord… Comment visualiser mon Sheitan mec ?

Ah j’étais sûr que tout n’était pas perdu pour toi Martin ;-). Je te gueule souvent dessus, mais je t’aime bien tu sais !

La visualisation de ton Sheitan intérieur augmentera ta motivation crois moi. Autant visualiser ta vision (ton objectif) tous les matins te donnera le cap, la route à suivre au jour le jour, autant visualiser ton Sheitan intérieur te donnera le feu au cul, l’envie d’agir pour éviter à toute fin de le devenir.

Pour visualiser ton Sheitan, tu dois t’imaginer la pire vision de toi-même d’un point de vue comportementale dans 10 ans. Quel est ton plus grand cauchemar réaliste ? Je ne parle d’accident ou de souffrance physique évidemment, uniquement du comportement qui te donnerait envie de vomir sur ce que tu es devenu.

Perso, mon Sheitan n’est pas forcément un homme dépressif mais un homme qui se laisse aller, qui a abandonné le combat et qui vit comme un assisté à regarder des séries, du porno tout en buvant du porto pour rendre l’expérience du quotidien acceptable. Mes amis auront réussit là où moi je me serais contenté d’une vie acceptable : 50 ans, célibataire, sans enfant, tire un coup une fois de temps en temps, un job ennuyeux de temps en temps pour payer les factures le tout avec une culture qui se limite aux dernières vidéos rigolotes de l’humoriste du moment. Et pour courronner le tout, ma famille et mes potes heureux qui essaient de me convaincre que je n’ai « pas trop » loupé ma vie.

Tous les matins en me réveillant, je visualise mon Sheitan. Cela me met en rage. Et pour transformer cette rage en actions concrètes, je visualise juste après ma vision et ce que je dois faire aujourd’hui pour avancer d’une marche.

Faites la même chose les mecs ! Et dites vous une chose essentielle : La société entière se portera un peu mieux si vous êtes bien dans votre tête. Donc pour votre bien et le bien de la société, affrontez le visage de votre Sheitan.

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Un cauchemar à fuir et une vision à suivre, voilà la source infinie d’une motivation ardente. Car plus qu’une vision à réaliser, un cauchemar à fuir nous fera courir toujours plus vite !!