Le journal d’un dragueur se résume souvent à une succession de prénoms féminins et de lieux bizarres. Alors non, je ne balancerai aucun nom. Mais le journal d’un dragueur peut aussi avoir comme vocation d’inspirer ou de prévenir le nouvel homme en quête d’aventure. Voici donc la suite du premier billet sur la communauté de séduction. Dans un premier temps, je vous ferai part de mon expérience dans la communauté et ensuite nous débattrons sur ce qui est à prendre et à laisser dans ses communautés de l’amour.

Draguer : Un nouveau départ

Mon périple dans la communauté de séduction a commencé en avril 2006.

Avant cela, mon histoire n’avait rien de trépidant. J’étais un gars sympa, j’avais pas mal d’amis et j’organisais des soirées chez moi depuis un an et demi, et à force, une fille s’est intéressée à moi. Vu le réseau d’amis que j’avais, je devais vraiment être un manche en séduction pour n’avoir que cette opportunité. Bref, après quelques semaines, on sort ensemble, je la fais sortir au-delà de son trou paumé. C’était ma première meuf, donc forcément, au bout de 3 semaines, je lui ai dit que je l’aimais, qu’elle état mon âme soeur et que rien ne pourra nous séparer. Après cette splendide déclaration, il ne lui a fallu que 3 jours pour m’envoyer balader.

A la fois déprimé et atteint d’une mononucléose carabinée, je suis resté dans mon lit pendant plusieurs semaines. Pour passer le temps, je n’avais pas d’autres choix que de surfer sur internet. Après quelques heures sur Youporn, je décide d’entrer, un peu honteux, « Comment séduire » sur Google. Et c’est alors que je débarque sur la principale communauté de séduction française… Je prends alors conscience de mes erreurs…

En arrivant dans la communauté, j’ai appris que j’étais un AFC (Average frustrated Chump, en résumé, le bon gars frustré par rapport aux femmes). J’étais donc un cas typique… Pas cool d’être dans un case vous dites ? Mon oeil ! C’était très très rassurant de savoir que je n’étais pas un cas désespéré. Ça m’a motivé, je ne me sentais plus seul. En plus, après quelques lectures, je constatais que certains PUAs (« Pick up artist » soit « Artiste de la drague ») français étaient auparavant des mecs aussi frustrés que moi. J’en étais presque fier d’être mauvais car cela annonçait une promesse de grands changements !

Il m’a fallu deux mois entiers avant d’oser aborder une femme à froid dans la rue. Le simple fait de dire « bonjour » une inconnue me paraissait être mission impossible de prime abord. Et pourtant, à force de coup de pied dans le cul, j’ai osé le faire. Mais les filles n’étaient pas dupes, et voyaient très bien le décalage entre cette preuve d’audace et mon manque d’amour propre.

Et pourtant, même si mon manque de confiance était évident, même si je puais la transpiration et même si j’avais conscience de ne pas être un beau gosse, j’osais enfin prendre ma vie affective en main. Les mecs riches, les beaux gosses et les bodybuilders ne m’impressionnaient plus. Car pendant qu’ils se regardaient dans le miroir, je parlais aux femmes sur lesquelles ils fantasmaient. Je franchissais les barrières du conditionnement social, j’agissais pour moi et non plus pour les autres. Plus une action me semblait difficile et stressante, plus je mourrai d’envie de la faire.  Si on accepte que la pire des hontes puisse nous arriver, un stress peut devenir radicalement excitant. Il n’y avait pas que les meufs qui étaient spectatrices du nouveau moi, j’ai osé dire merde à mon banquier qui essayait de me vendre des produits d’investissement inutile, j’ai osé dire à mon prof d’économie que son cours m’ennuyait (je me suis fait viré) et je répondais enfin à tous les mecs qui se payaient ma tête. Alors certes, je n’avais pas un grand charisme mais je sentais un moi différent naître. Quelqu’un que je n’avais jamais été ou plutôt quelqu’un que je n’avais jamais osé être.

Alors que les mois défilent, je remarque en moi un certain détachement par rapport aux femmes. Avant, une fille dont j’obtenais le numéro faisait l’objet de toutes sorte de fantasmes de ma part. Je m’imaginais sortir avec elle, passer des moments de rêve en sa compagnie et surtout avoir un amour soi disant « véritable » pour elle. Mais les grosses déceptions et expériences ratées ont un aspect positif si on accepte la souffrance qu’elles impliquent, elles forgent le caractère… Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que parler à des très jolies femmes ne me faisaient plus peur.

Le temps passa et la pratique finit par faire ses preuves. Ne plus tomber amoureux était mon objectif, je l’ai atteint (Il m’arrive d’avoir des rechutes).  Je suis sorti avec des jolies demoiselles et, à mon tour, j’ai pu me moquer des autres et casser du gars. J’étais doté d’un charisme destructeur. Au début, j’aimais ça, quel plaisir de casser à coup de vannes pré-calculées quelqu’un qui nous déplaît. C’est un plaisir intense d’être injuste et d’être injustement apprécié pour cela.

Mais à un moment donné, même ce sentiment ne me satisfaisait plus. Pour des raisons professionnelles, je me retrouve à l’autre bout du monde, sans amis, sans famille, sans contact. Plusieurs semaines se sont écoulés durant lesquels j’ai véritablement souffert de la solitude. A un instant donné, je tombe sur un livre intitulé « l’estime de soi ». Ce livre donnera un sens à solitude et me donnera l’opportunité d’un voyage identitaire et spirituel au fin fond de mon moi profond.

Il n’y a rien d’ésotérique là-dedans. J’écrivais ma vie et de cet écrit découlait des prises de conscience sur qui j’étais réellement. Les mois suivants passèrent alors à une vitesse folle. C’est cool de se connaître, on se sent bien dans ses baskets, on maîtrise mieux ses émotions et on se sent vraiment doté d’une aura particulière. Mais après cette quête, vient alors l’envie de trouver son autre moitié et d’aimer enfin pour de vrai une femme.

Le vrai sens de l’état amoureux

Très peu de gens connaissent le vrai sens de l’état amoureux. C’est uniquement quand on se connait et qu’on s’estime que l’on saisit l’essence même de l’amour. Simplement, l’état amoureux peut être comparé à un état d’admiration que l’on porte à quelqu’un par rapport aux valeurs qu’il incarne selon nous.

Quand nous disons « je t’aime » à quelqu’un, cela signifie que la personne en face incarne des valeurs qui sont importantes à nos yeux.

L’état amoureux est donc égoïste puisque l’affirmation « je t’aime » peut être équivalente à « Je m’aime à travers toi ».

Pour prendre mon exemple, je fond littéralement devant les saintes nitouches, vous voyez, ces demoiselles au regard angélique qui semble être la pureté incarné. Leur fausse naïveté me renvoie à un moi caché qui malgré tout ce qu’il a encaissé ces 10 dernières années, rêve encore d’idéalisme et de mots doux.

Cet état amoureux dépend donc des valeurs auxquelles chacun porte attention. Prenons un autre exemple, celui du dragueur compulsif. En général, l’amour qu’il ressent s’arrête immédiatement après avoir conquis la fille qui est l’objet de son désir. La valeur qu’il recherche chez l’autre est l’inaccessibilité. Plus la personne est inaccessible, plus notre ami sera attiré. Tel Dom Juan, cet amour peut se transformer en passion si la conquête de la demoiselle devient presque impossible. Il pourra faire tout ce qu’il veut mais inconsciemment, son amour s’arrêtera au moment où il a rompu cette inaccessibilité.

Un dernier exemple, celui de l’afc. La valeur qui crée son attirance pour une fille est en réalité la quête de la normalité et de l’estime. Ceci afin de se convaincre qu’il est comme les autres car il a enfin conquis une fille qui incarne des standards corrects dans la société (mignonne et pas conne). C’est pour cela que l’AFC tombe en général amoureux d’une fille qui est juste mignonne et pas conne. L’AFC a une préférence pour les filles qu’il dit « sérieuse » car il cherche aussi la sécurité dans sa relation. Il est trop complexé par rapport aux autres hommes et craint de la fille cette seule parole « J’ai trouvé mieux que toi » . Si bien qu’il recherche chez la fille une capacité à se contenter de sa médiocrité.

En regardant de plus prés, nous remarquons que le dragueur compulsif et l’afc sont tous les 2 égoïstes dans leurs états amoureux. Il n’est pas souhaitable d’atteindre un de ses 2 états. Quelle peut-être la solution à un amour concret et véritable ?

La communauté de séduction, une aventure de la vie !

La communauté de séduction est  détentrice d’une grande force : Elle permet à ses membres de se libérer des chaines du conditionnement social et donne un réel but d’épanouissement personnel. Mais l’affrontement de ses peurs ne dure qu’un temps, si bien que l’homme maîtrisant la séduction s’ennuiera rapidement et deviendra destructeur envers lui-même s’il ne trouve pas un nouveau sens à sa vie.

Cette aventure de la séduction peut être grandement boosté si vous ne la réalisez pas avec vos potes. Rencontrez de nouvelles personnes qui viennent de tous les horizons, de toutes les cultures et tous les milieux sociaux mais qui ont en commun cette passion pour le game. Quelques années plus tard, vous sortirez avec un cercle d’amis immense composés de personnalités riches qui, comme vous, ont déjoué le conditionnement social.

L’apprentissage de la séduction peut être une aventure magnifique, mais elle n’est qu’une aventure. La séduction est un outil, apprenez à la maîtrisez pour rencontrer les femmes qui vous intéressent mais surtout, utilisez la pour vous épanouir dans vos prochaines aventures (Tour du monde, entrepreneuriat, connaissance de soi, dépassement de soi,…)

Par contre, restez enfermé dans la séduction pourrait vous stigmatiser et vous faire passer à coté de nombreuses aventures exaltantes. En faisant de la séduction votre unique aventure, vous entrerez dans un processus de connaissance des autres mais vous passerez à coté de la principale aventure de votre vie : Vous même

Développer son identité grâce à la communauté de séduction ne mène donc pas à une voie sans issue pour les hommes en quête de l’amour. Développer son audace et remettre en question le conditionnement est un excellent moteur de satisfaction personnelle dans un premier temps. Une fois que vous aurez acquis la capacité à séduire des filles qui correspondent à vos standards initiaux, prenez le temps de vous arrêter dans la quête de la fille toujours plus jolie. Se pose alors la question de votre prochaine aventure. N’oubliez jamais que le but ultime de l’homme est la connaissance de soi et la liberté ressentie.

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