De retour en catastrophe France après un trip solo merveilleux au Groenland et en Islande, j’ai mangé de plein fouet le retour à la réalité. L’environnement pollué, les gens stressés et renfrognés, tout me semblait illustrer cette musique des années 80 : « We Fade to Grey » de Visage.

Tout ma réserve de bonne humeur qui était remplie de souvenirs, de rencontres fabuleuses, de jolies femmes et de paysages féériques a été mise à rude épreuve. Il ne m’a pas fallu une semaine pour tout perdre et ressentir l’amertume des mauvais jours. Bref, j’en ai ras le bol !

Martin : Sale histoire ! Ca te dirait de venir pleurer chez moi ? J’ai quelques bières et j’ai une énorme besoin d’entendre les malheurs de quelqu’un d’autre 🙂

NON ! Je ne servirai pas de figure comparative à tous ces mecs qui sont des dépressifs en devenir !  Je ne me laisserai pas entrainer par la Rat Race, par ce sentiment d’impuissance qui nous pousse à nous plaindre, par cette course au mal être matériel qui nous force à consommer des objets inutiles (objets d’ailleurs qui finissent par déteindre sur nous)

OUI ! Vivre en France et se lancer dans une vision personnelle demande du courage et de la persistance. Et alors ? J’ai certes une vision très utopique de ce que pourrait être la société. Comme pas mal d’entre nous, je suis un doux rêveur, je rêve d’une société idéale où le stress est un mythe, un monstre légendaire à peine digne d’être cité dans les contes pour enfant, où les femmes baissent leur garde et se laisse aller à des échanges légers juste parce qu’on a eu un coup de coeur sur le moment, sans avoir à faire des démonstrations de valeur que je ne sais quel Guru nous a dit de faire.

MAIS ! Notre société n’a rien d’une utopie. Est-elle un enfer ? un purgatoire ? Loge t-elle un paradis caché en son sein ? Cela ne dépend que de nous.

Les autres et la société sont en quelque sorte le reflet de notre âme. Notre âme est un filtre de perception qui ne veut voir que ce qu’elle veut voir. Même si le consumérisme et la méfiance règnent ces derniers temps, il ne nous sera jamais interdit de voir UNIQUEMENT ce qu’il y a de plus beau et inspirant.

Vous savez quelle est la différence entre un utopiste et un héros ?

Presque aucune.

Le héros a comme l’utopiste une vision d’un monde meilleur, que ce soit pour lui ou pour les autres.

Le héros doit comme l’utopiste faire face à une réalité qui le dérange.

Le héros était au départ un utopiste qui a regardé la réalité en face et a décidé d’agir et de se confronter à la réalité.

Quand le héros fait face à l’enfer et veut crier « j’en ai ras le bol »

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D’accord, les femmes ne sont plus ce qu’elles étaient, oui, elles sont plus cool à l’étranger…

  • Je continuerai malgré tout à faire des rencontres. Si je veux juste m’éclater, je choisis les terrains adaptés, bars, soirées événementielles, j’ai juste à me bouger le cul. Sinon, s’il faut que je rencontre 1000 femmes pour en trouver une qui vaut le détour, j’accepte le défi. J’éviterai les lieux de débauches et je me focaliserai uniquement sur les lieux où j’aimerai au fond de moi faire une rencontre… (Quand je pense des milliers de mecs cherchent l’amour en boite de nuit, j’ai à la fois envie de rire et de pleurer).

D’accord, la société est anxiogène et stressante.

  • Je garderai le sourire et j’éviterai les lieux et les gens stressants. Je prendrai des bonnes habitudes pour me détendre et me défouler. J’ai la rage ? Pourquoi pas un sport de combat ? Je suis anxieux ? Pourquoi pas le Yoga ?

D’accord, la société préfère que je sois un contributeur classique ou quelqu’un d’inutile.

  • Rien ne m’oblige à choisir. Je préfère faire une traversée dans un désert que j’ai choisi, que de vivre dans une utopie qui n’est pas la mienne !

Martin : Ooooh… Et comment vas-tu te remémorer toutes ces belles promesses au quotidien ?

Il n’y a pas de magie.

Quand le héros a besoin de se recentrer pour ne plus dire « j’en ai ras le bol »

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La seule chose à faire est d’avoir des intentions. Je prends alors chaque domaine de ma vie et je lui octroie un note sur 10 avec toute l’humilité et la sincérité nécessaire (Si j’en ai ras le bol, il y a forcément un des 4 piliers qui me fait défaut) :

Vie professionnelle : /10

Vie affective : /10

Vie sociale : /10

Lifestyle : /10

Si je suis en-dessous de 7,5, je dois formuler un désir simple, un projet, une ambition qui me permettra d’atteindre le 10/10 dans ce pilier.

Martin : Et après ?

Après ça je fais un plan à l’aide d’un Mind Map que j’aurai chopé sur internet. J’intégre alors 4 branches (Vie professionnelle, vie affective, vie sociale, lifestyle) dans ce mindmap. Dans chacune de ses 4 branches, j’inscris le projet qui me permettra d’atteindre un 10/10.

A chaque fois que je développe une branche de ma vie, je trace la route de mon projet dans le sens inverse.

Exemple :

M: Je souhaite devenir une superstar. Quelle est l’étape précédente ?

Mprime : Avoir une chaîne Youtube qui cartonne avec de nombreux abonnés

M : Ok. Quelle est l’étape précédente ?

Mprime : Faire des vidéos cool avec un contenu nouveau et publier les vidéos

M : Ok. Quelle est l’étape précédente ?

MPrime : M’entrainer devant une caméra dés maintenant !

Tant que je n’ai pas une action concrète à réaliser tout de suite, je poursuis la démarche. Je veille bien à intégrer dans mon MindMap chacune des étapes transitoires à mon objectif. Cela me serra très utile pour valider ma progression.

Et je réalise la même démarche pour les 3 autres piliers.

Une fois que j’aurai terminé, je remarquerai sans peine qu’il y a un pilier qui comporte beaucoup plus d’informations que les autres, cela signifie fort probablement que c’est le pilier le plus important à mes yeux, j’ai donc l’intention d’agir sur ce premier pilier en priorité.

Martin : Et maintenant ?

Et maintenant, je vais arrêter de me plaindre. Je vais arrêter de dire que j’en ai ras le bol. Tous les jours, je serai attentif à mon ressenti, si à n’importe quel moment, je me sens amer, il y a une raison. Plutôt que de me plaindre, je vais transformer mon amertume en une intention.

Car oui, je n’ai pas oublié que derrière mes émotions et mon ressenti se cache un désir, un besoin immédiat. Je peux me plaindre que ce besoin apparaisse au mauvais moment et vivre dans la culpabilité jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais je peux aussi m’interroger sur ce que cache cette émotion et émettre une intention de changer cela et de mettre une action en place pour combler ce besoin.

Colère: Elle est le signal et la cause du ‘j’en ai ras le bol ». Elle signifie que j’ai été victime d’une injustice -> Quelles actions puis-je mettre en place pour que cela change ?

Peur : Il y a une situation que j’essaie de fuir -> Que puis je faire pour me redonner du courage ?

Stress : Je ne suis pas à l’aise -> Que puis je faire pour me détendre ?

Honte : J’ai vécu une chose que je n’ai pas envie de revivre -> Que puis je faire pour l’éviter à jamais ?

Tristesse : J’ai perdu quelque chose ou quelqu’un d’important -> Il est peut être temps de célébrer une dernière fois cette tristesse et de trouver un action concrète pour vivre mieux.

Joie : J’ai bien agi et j’en prends bonne note.

Et c’est tout.

Tous les matins, je jetterai un coup d’oeil à mon Mindmap. Je trouverai sans difficulté des actions concrêtes à mettre en place Je le compléterai à chaque fois qu’une nouvelle idée traverse me tête. Et après ? Eh bien, il ne me restera qu’à être attentif à mon ressenti. Et chaque fois que je ne me sens pas bien, je réfléchis sereinement à une action concrète à mettre en place.

Voilà. A moi de jouer !

PS : Je veillerai bien sûr à refaire cet exercice environ tous les 3 à 6 mois, histoire de suivre de près mes changements d’ambition et mon évolution ;-). Si je ressens encore un « j’en ai ras le bol », je comprends que je dois ajouter d’autres initiatives pour surmonter cela !