Ce projet est le fruit d’un long travail de lecture et d’analyse du monde encore assez méconnu de nos émotions. L’ambition de ce projet est titanesque : Maitriser vos émotions pour prendre le contrôle de votre âme.

Chacun des 6 articles composant ce projet sont très longs mais après avoir consulté ce projet, le monde merveilleux des émotions n’aura plus aucun secret 🙂

Voici le sommaire de ce projet :

Anxiété, crainte, appréhension, voilà des mots qui ne nous suggèrent rien de bon ! Mal interprétées, ces émotions deviennent un fardeau entravant la prise de risque et les rencontres. D’ailleurs, combien de vos projets ont été abandonnés à cause de ça ? Cet article aura pour but de prendre le pouvoir sur votre anxiété et ainsi, construire une confiance en soi nouvelle !

De nombreux aventuriers m’ont parlé des difficultés à gérer son anxiété au quotidien, allant jusqu’à me demander une méthode pour ne plus jamais croiser cette émotion sur leur chemin.

Quand bien même une telle méthode existerait, je ne la recommanderais pas. Rappelez-vous, dans l’article d’introduction, nous avons découvert qu’être indifférent à ses émotions n’est pas synonyme de réussite. Plutôt que de s’en débarrasser, l’astuce est d’en avoir conscience le plus rapidement et de la gérer avec intelligence.

Avec cet article et un minimum de rigueur, l’anxiété deviendra le portail vers un nouveau « Moi », plus confiant et courageux.

Introduction : gérer son anxiété pour une nouvelle confiance en soi ?

La peur et l’anxiété se manifestent par rapport à un danger, un obstacle ou un challenge qui croise notre chemin.

Commençons par une petite révélation :

Si vous ressentez de l’anxiété par rapport à un événement particulier, sachez qu’elle symbolise en réalité un manque de sérénité par rapport à cet événement, que ce soit à cause d’un manque d’expériences ou d’un souvenir traumatisant.

La confiance en soi peut être perçue comme une armure qui recouvre votre corps et vous protège des petites appréhensions du quotidien. Plus vous avez confiance en vous, plus votre armure est épaisse et solide et plus vous aurez de facilité à encaisser ces petites agressions.

Quand vous êtes anxieux, votre âme tente de vous avertir qu’il y a un trou dans votre armure et que la cause de votre anxiété va peut-être vous blesser si vous ne vous préparez pas un minimum.

Pour illustrer cela, voici une petite mise en situation, ça vous dit ?

Imaginons deux apprentis séducteurs, de niveaux différents, qui se préparent à affronter une même situation : « Appeler une demoiselle pour lui proposer un rencard ».

Apprenti séducteur n°1 :

Il a déjà l’habitude d’appeler les demoiselles. Dans sa tête, il est serein et a confiance en sa capacité à intriguer la demoiselle et l’amener tranquillement à accepter sa proposition. Quelque soit le résultat, il gardera confiance en sa capacité

La petit souffle d’appréhension qu’il ressent avant d’appeler lui implique un petit degré de stress nécessaire pour qu’il soit bien concentré (Bien sûr… S’il ne ressentait aucun stress, il ne serait pas attentif à ce qu’il dit).

Séducteur n°2 :

Pour notre deuxième ami, appeler une demoiselle ne fait partie de ses habitudes. Il n’a pour l’instant que deux numéros à son actif et son premier coup de fil s’est soldée par un refus de la demoiselle. N’ayant plus qu’une chance d’obtenir un rendez-vous, il ressent de l’appréhension qui va se transformer en réelle peur du rejet de la demoiselle. Pourtant, il n’est pas à considérer comme « Sans confiance en lui » puisqu’il a eu le courage d’aborder des demoiselles. Simplement, il n’a pas encore construit sa confiance dans l’art d’appeler les demoiselles.

Que dois faire notre séducteur n°2 pour devenir aussi bon que le 1er? Dans l’ordre, il doit :

  1. Prendre conscience de son anxiété (du trou dans son armure)
  2. Affronter avec intelligence sa peur
  3. Une fois la peur affrontée une fois, il lui suffira de consolider sa compétence avec l’expérience.

Cela a l’air plutôt simple, vu comme ça…Non? Cela pourrait être simple, oui… Mais, dans notre société occidentale, l’art d’affronter ses peurs avec intelligence n’est pas quelque chose que nous apprenons à l’école. Une majorité de personnes ne savent pas gérer leur anxiété.

Alors, êtes-vous prêt pour une petite visite guidée des comportements néfastes de l’homme moderne face à l’anxiété ?

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Pour gérer son anxiété, la compréhension de l’anxiété fait partie de la solution

Partie 1 : Ce qu’est l’anxiété et sa mauvaise utilisation

Gérée intelligemment, l’anxiété n’est qu’un signal neutre nous avertissant qu’un obstacle ou un événement est porteur de risque pour nous :

  • Un étudiant ressentira de l’anxiété par rapport à un examen. Son anxiété lui permettra de prendre conscience que s’il ne révise pas, il risque de se planter et cela nuira à son dossier scolaire.
  • Un carriériste ressentira de l’appréhension par rapport à sa prochaine prise de parole en public. Son appréhension lui fera prendre conscience que s’il ne travaille pas son discours, il risque de bredouiller et de mal présenter son sujet.
  • Un apprenti séducteur ressentira de l’anxiété avant d’appeler une demoiselle. Cet anxiété lui fera prendre conscience qu’il manque d’expériences et qu’il est temps d’aller au charbon (intelligemment)

Pour l’instant, tout va bien. L’anxiété semble être porteur d’un message utile.

Là où ça pose problème, c’est dans notre manière de réagir. En observant le comportement humain, nous pouvons repérer 3 manières de réagir face à l’anxiété :

  1. Comportement n °1 : Fuir le problème ou le défi ou réagir impulsivement (Comportement instinctif issu de l’époque de Cro-Magnon)
  2. Comportement n°2 : Se lamenter et se plaindre (Comportement intuitif issu de notre enfance)
  3. Comportement n °3 : Affronter la situation avec courage (Comportement intuitif adulte et intelligent)

Mauvaise méthode n°1 : Gérer son anxiété ou fuyant le défi ou en agissant impulsivement

Ce comportement est typique d’une personne qui souhaite “éviter l’anxiété”. Au quotidien, il ira jusqu’à fuir les environnements où il aura des chances d’être confronté à la situation qu’il appréhende tant.

Exemple de comportement impulsif

Les personnes timides évitent les foules pour ne pas avoir à affronter la peur du contact avec autrui. Et si, malgré tout, quelqu’un l’aborde pour lui parler? Eh bien, soit il va inventer une excuse pour ne pas avoir à poursuivre le contact (Fuite), soit il va dire la première chose qui lui passe par la tête (Impulsivité).

C’est une réaction de type « combattre » ou « fuir » issu de l’héritage l’âge des cavernes. Quand notre homme des cavernes était confronté à une situation dangereuse, l’attaque d’un prédateur par exemple, sa peur lui permettait de réagir immédiatement en l’affrontant impulsivement sans réfléchir ou au contraire en le fuyant. Heureusement sinon il servirait de 4 heures aux gros matous de l’époque ^^

Ce comportement est encore présent dans notre société, de nombreuses personnes réagissent de manière impulsive :

  • Face à un challenge auquel ils ne sont pas préparés, ils vont attaquer le problème sans réflexion et agir n’importe comment.
  • Ou encore, ils vont préférer fuir le défi et se réfugier dans la drogue ou l’alcool pour tenter d’oublier le problème.

Que faire si vous êtes dans ce cas ?

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Première prise de conscience :

Vivre votre anxiété ne vous conduira pas vers d’autres problèmes. Rappelez-vous, l’anxiété est un signal qui a pour but de maintenir votre concentration pour trouver une solution intelligente. 

Mauvaise méthode n°2 : Gérer son anxiété en se plaignant, en pensant être une victime du système

Cette fois-ci, notre homme va accepter de “vivre l’anxiété” et de réfléchir… Malheureusement, comme le dit le dicton :

Trop de réflexion, tue l’action !

Il est là le problème, le mec réfléchit trop. Et à force de réfléchir, il s’inflige des pensées comme “Je n’y arriverai jamais…” ou des “je m’attends au pire…”. Certains thérapeutes parlent d’anxiété chronique.

Voyons par des exemples ce que cela représente :

  • Reprenons l’exemple de notre étudiant. Plutôt que de travailler pour réviser consciencieusement ses examens, l’étudiant va alors se mutiler l’esprit en se disant qu’il n’arrivera jamais à travailler suffisamment pour avoir une note correct
  • Plutôt que de préparer son discours, notre carriériste va se focaliser sur des scénarii catastrophes « Et si jamais mon audimat me rit au nez », « Mon Boss ne me pardonnera pas », « Mon boss me virera surement », « Ma femme va me détester et va me quitter », « Je me retrouverai à la rue et sans argent », etc, etc.

Martin: Euh…T’exagères pas un peu là?

Non. Nombreuses sont les personnes qui, face à un obstacle auquel elles ne sont pas habituées, ont recours à ce que j’appelle « le petit vélo de l’anxiété ».

Martin : Le “Petit vélo de l’anxiété”, bah voyons…C’est quoi ce truc ?

Les anxieux chroniques s’enferment en général dans un cercle vicieux d’idées. Un cercle vicieux comparable à un vélo lâché en roue libre sur une pente. Une fois qu’un scénario catastrophe se pointe dans notre cerveau, la roue du vélo de l’anxiété commence à tourner doucement, ce qui amène autres idées flippantes qui créent encore plus d’anxiété. Et quand on se dit : « STOPPP, arrête de stresser pour rien mec », l’inertie de la roue du vélo de l’anxiété tourne encore malgré tout jusqu’à trouver une autre idée qui fait tourner la roue encore plus vite !

Cette tendance à faire « le petit vélo » est renforcée par le bénéfice de se dire qu’on saura “comment faire” pour parer cette éventualité. Bénéfice qui n’est pas toujours assumé puisque « le petit vélo » aboutit rarement à une solution positive et rassurante.

Petite mise en situation : 

Prenons le cas d’un homme jaloux de sa copine. Celui-ci sera constamment inquiet de la fidélité de sa copine. Son manque de confiance en couple va le pousser à s’inquiéter régulièrement. Pour lui, c’est important de se faire du soucis, cela lui permettra d’être prêt à affronter la réalité si celle-ci arrive un jour :

  • M : Et si jamais ma copine était en train de se faire draguer par un mec ?
  • M’ : Oh, arrête, n’y pense plus, ce n’est pas le cas… Elle a encore dit hier qu’elle m’aimait
  • M : Oui, mais demain elle sort en boite avec ses copines. Si jamais elle se fait aborder par un Latin-Lover qui lui susurre des mots doux à l’oreille? Elle risque d’en tomber amoureuse…
  • M’ : Eh bien dans ce cas, je le verrai dans son comportement et dans ce cas, je m’en séparerai…
  • M : Oui mais imaginons que je ne le remarque pas dans son comportement, comment pourrais-je le savoir ?
  • M’ : Ola…Faut que j’arrête, je deviens parano!
  • M : Oui mais imaginons que c’est le cas… Je me retrouverai seul et il me faudra des années pour retrouver une fille aussi bien !
  • M’ : Bon ok ok, je vais appeler ma copine pour en avoir le cœur net et être tranquille…

Et c’est ainsi qu’il va appeler sa copine qui sera en train de faire du shopping pour lui demander ce qu’elle fait, où et comment…

M : Allo? Julie?

Julie : Oui?

M : Ouais c’est moi, t’es où là?

Julie : Devant JP Morgan. Pourquoi tu me demandes ça?

M : Pour rien. Vous êtes qu’entre filles hein?

Julie (Oh non, il me refait le coup) : Ohhh, mais oui t’inquiète ! Bon, on se rappelle !

La demoiselle prendra conscience du comportement possessif de son homme. Au bout d’un moment, elle en aura marre de devoir le rassurer comme un enfant. Et au fond, elle n’a pas tort puisque ce réflexe d’attendre des autres de nous rassurer est issu de notre enfance.

Eh oui, enfant, quand nous faisions face à l’anxiété pour nos premières fois, nous ne savions pas quoi faire. Notre maman (ou notre tuteur) nous consolait en nous disant des choses gentilles et rassurantes pour se sentir plus fort et affronter la situation. Enfant, il y avait un coté mignon dans tout cela. Mais déverser son anxiété en espérant que les autres nous plaignent ou nous rassurent n’est définitivement pas sexy et agréable pour les autres. A trop se plaindre, on finit par perdre encore plus (Copine, amis, respect).

Martin : T’es un comique toi ! Tu crois peut-être que je fais exprès de me tracasser pour rien?? Je sais très bien que c’est néfaste mais gérer son anxiété est difficile. On voit que t’as jamais connu ça !

Détrompe-toi Martin, j’ai connu ça très longtemps. J’ai moi-même éculé de nombreux sites de développement personnel sans jamais trouver la réponse tant attendue. La honte d’avoir peur, de ne pas savoir se rassurer seul et le besoin d’être constamment approuvé, j’en ai soupé !

Oups, je m’emporte. Excuse-moi Martin.

Bref, pas de complexe à avoir, c’est normal d’avoir des difficultés à gérer son anxiété. Mais aujourd’hui, ne pensez-vous pas qu’il est temps de devenir un homme, de devenir sa propre source d’approbation et surtout de savoir affronter et gérer les obstacles qui se présentent devant vous ?

Oui? Génial !!! Je suis fier d’avoir un public aussi courageux :-) !

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Deuxième prise de conscience :

Se faire du tracas ou du souci, contrairement à ce que nous pourrions croire, mène rarement à une solution constructive.

Bonne méthode n°3 : Gérer son anxiété avec intelligence

Bon alors, que faire face un obstacle ou un défi inquiétant ?

Tout simplement, agir avec courage.

Le courage est la meilleure manière de réagir puisqu’elle combine réflexion et action. Affronter son anxiété est une manière efficace de construire sa confiance.

BON SANG, ne pensez-vous pas que l’heure est venue d’accepter que le destin est entre nos mains ?

Alors, bien sûr, quand nous faisons preuve de courage, nous sommes peu nombreux, mais après avoir vécu la sensation du courage, le monde entier semble vouloir se joindre à notre cause. Je ne vais pas vous mentir, le courage est le trait de personnalité le plus dur à construire puisqu’il est impossible de le construire avec un coach ou un thérapeute. Il se construit à l’extérieur et il se construit quand vous êtes seul face à vous-même et face à votre peur !

Heureusement, pour devenir courageux, il existe un processus pas à pas 😉

courage

Troisième prise de conscience : 

Être courageux n’implique pas uniquement de se dire “Allez, je suis courageux, j’affronte cette peur” en espérant que notre anxiété s’envole comme si de rien n’était. Être courageux implique d’allier réflexion et action.

5 étapes pour gérer son anxiété avec vaillance et intelligence

Ce qui est génial avec l’anxiété, c’est que contrairement à la colère, cette émotion peut être géré bien avant l’action. Si vous ressentez de l’anxiété, tout ce qu’il vous faut, c’est quelques minutes de tranquillité. Une fois que vous aurez appliqué le processus décrit ci-dessous, votre anxiété par rapport à l’événement diminuera

(Note importante : il n’est pas obligatoire de réaliser toutes les étapes du processus, cela dépend de la puissance de votre anxiété sur le moment. Ci-dessous, vous trouverez un processus pour affronter même des grosses crises d’anxiété)

Etape 0 : Prendre conscience de notre anxiété

Le premier pas à réaliser pour affronter sa peur avec courage est de prendre conscience de notre état d’anxiété le plus rapidement possible.  Pour cela, je vous recommande la “PAUSE Stop” (Expliquer dans l’article précédent). Plus vous vous apercevrez de votre état d’anxiété rapidement, plus il sera simple de regagner votre “Self Control”. Bien évidemment, inutile de se mettre la pression si vous prenez conscience de votre anxiété tardivement, cela prendra juste un peu plus de temps pour la gérer.

Ensuite, demandez-vous quelle est la crainte sous-jacente. Une fois que vous avez mis le doigt dessus (cela peut-être une image, une pensée, un scénario catastrophe,…), passez à l’étape suivante.

Etape 1 : Se départir des troubles physiques 

(Note importante : Cette étape est utile seulement dans le cas où vous ressentez des troubles somatiques tels que des crispations dans le ventre, mains qui tremblent, bégaiements,… Sinon, vous pouvez passer directement à l’étape suivante)

Les troubles somatiques sont probablement le symptôme le plus entravant d’une crise d’anxiété puisqu’ils semblent incontrôlables. Plus on se dit, “arrête de trembler”, plus il devient difficile de ne plus trembler.

Vous l’aurez compris, quand une émotion prend le contrôle de notre être, il n’est pas conseillé de lui  dire  : « Va-t’en ! »

Quand nous sommes sous le joug d’une crise d’anxiété, notre pouls s’accélère, nos mains tremblent, notre ventre se crispe,… En prenant un peu de hauteur, nous remarquons que notre anxiété accélère notre rythme cardiaque (Hyperactivité)

Eh bien, pour contrer ce coup d’état émotionnel, il suffit d’adopter un comportement qui réduit notre rythme cardiaque (Comportement hypo-actif) : Adopter un comportement Zen ou effectuer un lâcher-prise.

Martin : MDR !!!! MOUHAHA !! C’est ça ta solution? Vraiment, merci enculé, tu viens de me faire perdre 20 minutes de ma vie !

Je comprends ton scepticisme Martin. Et si je te disais qu’il existe une méthode très simple, appelez la méthode SEDONA, qui permet de digérer très simplement les troubles de l’anxiété, serais-tu prêt à me laisser le bénéfice du doute ?

Martin : Mais je vous en prie Monsieur Triganov… Illuminez-moi de votre divin savoir !

Merci :-) ! Comme je le disais, pour réduire considérablement les troubles physiques de l’anxiété, le lâcher-prise est certainement la meilleure approche.

Là maintenant, je vous présentai brièvement une méthode de lâcher prise spécifique à l’anxiété.

Petite réflexion à priori:

Sous l’emprise de l’anxiété, nous générons des scénarii catastrophes qui amplifient notre mal. Il y a tout de même quelque chose qui cloche dans tout ça : C’est parce que nous essayons d’éviter ce scénario catastrophe, que nous y ramenons constamment notre attention. Si nous y pensons, c’est bien sûr pour être prêt à contrer ce scénario catastrophe. Mais puisque nous y pensons, cela implique que nous avons un désir inconscient que l’événement se produise. Etrange, n’est-ce pas?

Une fois que nous acceptons « désirer inconsciemment » que le scénario catastrophe se produise, il devient bien plus facile de lâcher-prise. Tout ce qu’il reste à faire est d’accepter que ce scénario catastrophe fait partie de nous et le laisser-aller. Si vous pratiquez la méditation pour la première fois, je vous recommande de choisir un endroit dans lequel vous êtes confortablement installé et surtout, de disposer d’un peu de temps libre.

Une fois confortablement installé, prenez quelques grandes inspirations et orientez votre attention vers l’intérieur. Suite à cela, pensez au scénario catastrophe qui vous rend anxieux (Il est conseillé de commencer par une petite appréhension) et laissez-vous envahir par votre émotion. Oui!! Laissez-vous envahir par votre émotion, accueillez-la et autorisez-la à vous faire ressentir toutes ses manifestations, ses images et ses troubles quelles qu’elles soient. Une fois que vous avez bien ressenti votre émotion, posez-vous la question suivante :

Est-ce que je peux laisser aller le désir que mon scénario catastrophe se produise?

Laisser-aller ne veut pas dire “chasser”. En tentant de chasser votre scénario catastrophe, cela ne ferait qu’amplifier la puissance de l’émotion. Non. Laisser-aller signifie la laisser s’écouler librement à travers nous jusqu’au moment où vous vous autoriserez à la laisser partir (Comme un nuage gris qui passe dans un magnifique ciel bleu). Bien sûr, accordez-vous le temps nécessaire pour y arriver (vous pouvez refaire la démarche ci-dessus autant de fois que vous le désirez). Quoiqu’il se passe dans votre tête, acceptez-le puis quand vous vous sentez prêt, posez-vous la question ci-dessus. En fait, dès que vous aurez digéré l’idée qu’une partie de vous désire ce scénario catastrophe, il sera bien plus facile de laisser-aller votre anxiété.

Une fois que vous atteint un bon stade de relaxation, vous pouvez passer à l’étape 2

(Note : La méditation, c’est comme le sport, plus on la pratique, plus on devient efficace. Certaines personnes y arriveront en deux minutes, pour d’autres, il leur faudra un peu plus de temps. Si vous désirez en savoir plus sur la Methode Sedona, cliquez sur le lien. Si vous voulez faire de la prévention, sachez que 10 minutes par jour de respiration consciente peuvent grandement diminuer votre anxiété quotidienne) 

Etape 2 : Stopper le petit vélo de l’anxiété, réfléchir à une solution constructive

(Note importante : Cette étape consiste à trouver une solution concrète dans le but de cesser l’accumulation de pensée anxiogène irréaliste. Si vos pensées par rapport à un événement sont déjà réalistes, vous pouvez passer à l’étape suivante)

Il ne nous reste plus qu’à stopper le petit vélo de l’anxiété qui tourne encore dans notre tête.

Pour cela, prenez la cause, la première pensée qui a généré en vous de l’anxiété :

  • “Je vais planter mon examen”
  • “Tous mes auditeurs vont me rire au nez”
  • “Elle va m’insulter en public et tout le monde se moquera de moi”

Dès que vous avez en tête votre pensée anxiogène, posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce vraiment probable que “…”?
  • Est-ce vraiment utile de penser à ce scénario ?

En général, nous remarquons que les scénarii catastrophes que nous générons sont très peu probables. A partir de là, il devient possible de générer une pensée plus réaliste.

Voici 3 pensées réalistes ici de nos 3 exemples :

  • Si je ne révise pas, il est possible que je me plante à mon examen
  • Si je ne prépare pas mon discours, il est possible que mes auditeurs ne soient pas passionnés par ce que je dis
  • Si je suis malpoli avec une demoiselle que j’aborde, il est possible qu’elle m’insulte

Maintenant que vous avez généré une pensée plus réaliste, il ne vous reste plus qu’à trouver une solution constructive à votre peur. Nous y sommes presque !

Etape 3 : Trouver une solution constructive

Le fait d’avoir généré une pensée réaliste doit probablement vous rassurer un peu. Pour trouver une solution constructive, prenez un peu de recul. L’anxiété nous permet de figer notre attention sur un problème mais cette émotion a aussi tendance à nous faire garder « la tête dans le guidon ». Accordez-vous quelques minutes pour trouver une vraie solution positive et constructive.

Perso, j’utilise cette petite phrase qui me permet en général de trouver une solution intelligente :

« Bon, ce n’est pas en me tracassant que je vais y arriver, par contre en… (Solution constructive) »

Illustrons ça avec le cas d’un homme jaloux de sa copine :

« Bon, ce n’est pas en me tracassant sur la fidélité de ma copine qu’elle deviendra plus fidèle, par contre, en devenant moins envahissant avec ma copine, il est fort possible qu’elle se sente plus libre avec moi, et de cette manière, elle sera encore plus attachée à moi ».

Voilà un exemple de solution constructive. Voyons des autres exemples de solution pour nos 3 cas d’école :

  • Dans le cas d’une appréhension par rapport à un examen, la solution constructive serait de visualiser tout ce qu’il y a à réviser et faire un planning de révision nécessaire. 
  • Dans le cas d’une prise de parole en public, la solution constructive serait de préparer son discours consciencieusement et de s’entrainer. 
  • Dans le cas d’une peur d’aborder une inconnue, la solution constructive pourrait être de se mettre progressivement en situation d’abordage (commencer par demander un renseignement par exemple).

Solution constructive trouvée, il ne vous reste plus qu’à affronter votre peur dans l’action. Oui, mais comment faire pour affronter une peur de manière intelligente et sans se mettre la pression inutilement?

C’est ce que nous allons voir dès maintenant !

Etape 4 : Affronter votre peur avec intelligence

Cette étape n’est pas à négliger. Trouver une solution constructive, c’est très bien. Mais il est important de la mettre en place. Une solution implique en générale un grand changement puisque nous sommes décidés à affronter notre peur…Encore faut-il l’affronter progressivement sinon l’anxiété reviendra juste avant ou au moment de l’action.

Comme nous l’avons vu au départ, si vous avez ressenti de l’anxiété par rapport à un événement, cela signifie que vous n’avez pas encore suffisamment de compétences ou de confiance pour l’affronter  à son stade optimale !

Martin : Que faire alors?

Très simple, séparer votre peur en plusieurs étapes et vous entrainez lentement et sûrement.

Prenons le cas pratique de notre homme jaloux.

  • En laissant plus de liberté à ma copine, elle sera encore plus attachée à moi.

Dans ce cas précis, pensez-vous qu’il soit intelligent pour autant que notre homme cesse de l’appeler pendant une semaine ? Non, bien sûr que non, on ne change pas en deux minutes. Si notre homme était jaloux jusqu’à aujourd’hui, il va devoir affronter progressivement sa peur d’être trompé.

Une première étape intelligente pour notre homme serait :

Bon, je ne vais pas l’appeler tout de suite et la déranger en plein shopping avec ses copines, par contre, je l’appellerai ce soir quand elle sera seule.

De cette manière, notre homme affrontera sa peur petit à petit. Si cette première étape s’est passée sans problème, il pourra se mettre un peu plus en insécurité la prochaine fois.

Deuxième étape :

Bon, cette fois-ci, je l’appellerai ce soir mais en plus, je ne lui demanderai pas si elle a rencontré des mecs mais si sa sortie shopping fut agréable.

Et ainsi de suite !

Rentrons cela bien dans notre crâne : Il est stupide de vouloir faire les choses parfaitement quand nous sommes encore un débutant ou en train d’apprendre.

Reprenons les 3 cas d’écoles de départ :

  • Pour notre étudiant, il n’y a pas vraiment de solution progressive puisqu’il n’a qu’à réviser ou se préparer à l’examen.
  • Pour notre carriériste, puisqu’il n’a pas l’habitude de la prise de parole en public, il serait débile qu’il s’impose d’être un parfait orateur du premier coup sinon il risque à nouveau de se mettre la pression. Par contre, comme première étape, il peut se dire “Je vais le faire jusqu’au bout”. S’il réussit, tant mieux. La fois suivante, il pourra se fixer un objectif d’un niveau plus élevé : “Je vais faire en sorte de parler avec enthousiasme” ou encore “Cette fois ci, mon message est compréhensible par tous”, et ainsi de suite.
  • Et enfin, pour notre apprenti séducteur qui a une peur bleue d’aborder, il serait contreproductif de faire une déclaration d’amour cash à une inconnue. Par contre, s’il commençait par aborder des filles pour demander un renseignement, la pression sera beaucoup moins forte.

Donc halte au perfectionnisme. Si vous voulez vraiment gagner en confiance et en compétence, vous allez devoir accepter que vous êtes “juste dans la moyenne” comparé aux autres.

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Quatrième prise de conscience : 

 Pour gérer son anxiété et gagner en confiance de manière intelligente, il est important de : 

  • Se fixer un objectif à notre niveau 
  • Ou s’entrainer dans un autre contexte (dans le cas où l’événement stressant n’arrive qu’une seule fois).

Puisque l’anxiété est une émotion qui peut se gérer avant l’action, autant ne pas se gêner et se préparer de la manière la plus complète possible.

Vous allez voir, si vous appliquez ce processus, vous changerez beaucoup plus rapidement que vous le pensez .

C’est ici que notre article sur comment gérer son anxiété se termine. Le prochain article portera sur la gestion de notre colère. De cette manière, nous prendrons le pouvoir sur les 2 émotions les plus destructrices de notre quotidien.

A vous tous, je vous dis COURAGE !