Ce projet est le fruit d’un long travail de lecture et d’analyse du monde encore assez méconnu de nos émotions. L’ambition de ce projet est titanesque : Maitriser vos émotions pour prendre le contrôle de votre âme.

Chacun des 6 articles composant ce projet sont très longs mais après avoir consulté ce projet, le monde merveilleux des émotions n’aura plus aucun secret 🙂

Voici le sommaire de ce projet :

Que la colère se manifeste sous forme de mécontentement, d’insatisfaction ou de véritable rage, le résultat est toujours le même : La colère semble être l’émotion porteuse du mal-être au quotidien. Allégé de toutes ces petites souffrances, il deviendrait possible d’avoir le cœur à l’ouvrage, d’être de meilleure humeur et connaître la sérénité. L’objectif de cet article va être de gagner en maitrise de soi par rapport à toutes les blessures.

Présenté ainsi, le pari peut vous sembler impossible, mais… Qui sait?  la petite expérience qui suit vous fera peut-être changé d’avis.

Journée 1 :

Vous sortez du travail. Manque de bol, votre boss s’est pointé deux minutes avant votre départ et vous a déclaré, par le biais d’un discours postillonnant, que vous faites mal votre travail. A peine sorti,  vous recevez un texto de votre rencard de ce soir qui annonce qu’elle ne pourra « malheureusement » pas venir au rendez-vous.

Avant de rentrer, vous achetez quelques provisions chez l’épicier. L’épicier se montre amer avec vous.

Que faites-vous ?

Oui, vous êtes en colère ! L’envie vous prend peut-être même de lui lancer un “Faut payer maintenant pour un sourire??”. Et dans le fond, votre mécontentement vous semble totalement légitime.

Journée 2 :

Vous sortez du travail. Vous venez juste de rencontrer votre boss qui vous félicite pour la qualité de votre travail. Il a décidé de vous promouvoir, le tout avec une bonne tape à l’épaule, à un poste de haute responsabilité bien mieux rémunéré. A peine sorti, vous recevez un texto de votre rencard qui ne veut pas sortir à cause du froid mais qui, en contrepartie, vous invite directement chez elle pour “mater des DVDs” (vous avez compris…). Vous avez du mal à cacher votre sourire tellement la vie vous semble être une aventure exaltante.

Avant de rentrer, vous allez acheter quelques provisions chez l’épicier. Il se montre amer avec vous.

Que faites-vous ?

Probablement rien. Vous vous dites qu’il doit avoir vécu une journée difficile, que sa femme veut peut-être divorcer ou que son commerce n’est pas très florissant. Finalement, vous avez de la compassion pour cet épicier qui n’a pas autant de chance que vous. Et c’est avec le sourire aux lèvres que vous rentrez tranquillement chez vous.

Comparons les 2 situations, qu’est-ce qui a changées?

Non, ce n’est pas l’épicier ni la situation qui change, mais VOUS !

Première prise de conscience :

Les échecs, les problèmes n’ont aucune influence sur nous si nous sommes remplis de bien-être.

La colère, l’insatisfaction, la rage, la tristesse ou la mélancolie sont des émotions qui apparaissent pour deux raisons :

  • Une Blessure psychologique ou physique venant de l’environnement extérieur (Chef mécontent, passant qui vous rit au nez, mauvais résultat,…)
  • Un Manque de bien-être intérieur

Les agressions et blessures de l’extérieur nous affectent seulement à une condition : Notre manque de bien-être.

Conscient de cela, deux voies s’offrent  à vous :

  • Devenir votre propre source de bien-être et ainsi relativiser les agressions du quotidien !

Pour remplir votre âme de bien-être, plutôt que d’attendre que le Dame succès et Dame richesse viennent frapper à votre porte, il est peut être intéressant de développer plus d’indépendance au bien-être extérieur : L’approbation d’autrui, l’amour idéal et le succès. Pour cela, vous trouverez tout ce qu’il faut dans le projet “Bonne humeur”.

  • Ou apprendre à gérer votre colère pour garder un maximum de maitrise de soi face aux échecs et injustices du quotidien !

Comme l’anxiété, la colère peut être gérée intelligemment. A chaque fois que nous parvenons à gérer une situation injuste et rétablir un climat d’entente et de convivialité, nous nous sentons bien… Nous avons transformé notre colère en bien-être ! Une véritable alchimie s’est produite à l’intérieur de nous. Ça en jette, n’est-ce pas?

Malheureusement, dans notre éducation, nous n’avons que peu développé cette capacité à changer les situations dans la sérénité et le respect des autres. Plutôt que de développer de la sérénité, nous sommes devenus l’exact opposé :  Des personnalités réactives à notre environnement !

Voyons cela de plus près !

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Les problèmes n’ont aucune influence sur nous si nous sommes remplis de bien-être

Introduction : Être une personnalité réactive ou l’art d’être l’esclave de ses passions.

A l’opposé de la sérénité et de la maitrise de soi se trouve la réactivité.

Être réactif est tout ce qui nous éloigne du bien-être. Chaque agression, opposition, échec nous fait réagir violemment. Notre bien-être dépend uniquement de l’environnement. Nous ne décidons plus d’être bien dans notre peau, c’est l’environnement qui décide à notre place :

  • Si notre chef est de bonne humeur
  • Si nos dernières aventures de séducteur sont couronnées de succès
  • Si nos amis sont d’humeur joyeuses et fêtardes,
  • Si la boulangère nous fait un compliment aujourd’hui,

Si… Toujours si, la personnalité réactive repose sa sérénité et son bien-être sur des « Si». Et si l’environnement n’est pas de son côté aujourd’hui ?

Déception, frustration, mélancolie, irritabilité, mécontentement, fureur,… Bref, le gros chaos !

Une personnalité réactive est  “sans défense” face aux agressions du quotidien. Toute agression, si petite soit-elle (Manque de politesse d’autrui, temps d’attente,…), l’atteindra de plein fouet et alourdira son vécu du quotidien.

Heureusement, nous ne sommes pas réactifs sur tous les domaines de notre vie. Notre éducation et nos expériences nous ont permis de développer un « bouclier » face à certaines agressions. Selon votre personnalité, vous serez réactifs face aux résultats de vos examens mais vous serez en totale maitrise de vous-même face aux reproches ou aux insultes.

Martin : Mais comment connaître les domaines de notre vie où nous sommes réactifs ?

Excellente question, Martin. C’est ici que la colère devient intéressante. La colère est un signal neutre, comme l’anxiété. Elle vous avertit qu’un de vos besoins n’est pas satisfait et que vous ne parvenez à garder votre sérénité par rapport à cette agression particulière.

Eh oui,

  • Vous êtes en colère noire par rapport à votre boss qui a insulté votre travail car vous aviez un besoin d’être félicité ou validé. Vous avez besoin de l’approbation des autres pour être certain de la qualité de votre travail.
  • Vous êtes énervé par rapport à votre ami qui n’a pas envie de faire la fête car vous aviez besoin de vous éclater et de vous évader. Ce qui signifie qu’il est actuellement difficile pour vous de vous évader autrement qu’avec cet ami en particulier.

Votre colère met en évidence ce qui importe le plus dans VOTRE perception du monde : vos valeurs et vos besoins.

L’erreur n’est donc pas de ressentir de la colère, mais notre manière de réagir ! Bien utilisée, la colère peut être un puissant moteur pour mener à bien nos projets et satisfaire nos besoins.

Un exemple des bienfaits de la colère :

Combien de personnes parmi vous se sont investies dans le développement personnel suite à une frustration ou une injustice ? Dans votre choix de passer à l’action, vous avez prouvé que « colère et tristesse” peuvent aussi amener à de bonnes décisions.

Et pourtant, nous avons la certitude qu’il n’existe que deux manières d’exprimer notre colère :

  • Soit en devenant agressif
  • Soit en empêchant notre colère de s’exprimer

Il existe bien évidemment une troisième voie, mais avant cela, analysons de plus près les 2 premières.

Partie 1 : Les 3 voies de l’expression de la colère

Récapitulons, quand nous sommes en colère, il y a 3 manières de l’exprimer :

  • Retenir sa colère, prendre aucune décision d’action.
  • Être agressif, faire le choix de blesser les autres pour que la situation tourne en notre faveur.
  • Faire preuve d’assertivité, agir dans le but de changer les choses en totale maitrise de soi.

Première voie : Retenir sa colère

Cette première voie symbolise le renie de la colère. Petit, nos tuteurs nous ont maintes fois répété qu’il n’était pas bien d’être en colère. Leçon de vie de prime abord louable. Nous avons alors pris l’habitude de renier notre colère. Mais la colère est un signal qui indique un mal-être, si nous ne réagissons pas, notre mal-être s’accumule à l’intérieur de nous. Le mal-être reste alors tapis au fond de notre âme et vient s’ajouter à tous les autres petits mal-êtres que nous avons reniés. Un jour, notre capacité de rétention atteindra ses limites, le mal-être débordera et c’est là que nous croiserons “Dame Dépression” sur notre chemin.

Renier notre colère, c’est se décider à ne pas agir, c’est considéré la situation comme “sans espoir”. Si nous n’agissons pas pour changer notre colère, elle se transforme en tristesse.

Martin : T’as fumé?

Non, c’est vrai ! Une colère tournée vers l’intérieur sans possibilité de l’exprimer aboutit à de la tristesse.

Regardez par vous-même, remémorez la dernière situation triste vécu. Quelle était la raison?

Probablement un de vos besoins qui était insatisfait sans possibilité de changer la situation…

Exemple de situation : une rupture de la part de notre petite amie.

Nous sommes tristes car nos besoins de connexion, d’amour et d’intimité ne sont plus satisfaits soudainement. Sur le moment, il nous semble impossible de changer la situation,  nous développons alors une colère contre nous-même :

  • De ne pas avoir assuré
  • De ne pas avoir su dire les bons mots

Prenons conscience que toute colère non-exprimée aboutit à de la tristesse.

A chaque fois que nous n’agissons pas face à une situation qui nous met en colère, nous stockons notre colère à l’intérieur de nous. En ne faisant rien pour changer les choses, il y aura un « trop plein » et c’est ainsi que la dépression pointera le bout de son nez !

La dépression empêche de voir le bon côté de la vie et rend faible psychologiquement. Évitons cela du mieux qu’on peut !

Deuxième prise de conscience :

Renier sa colère, c’est renier un mal-être au fond de nous. La première chose à faire est donc d’exprimer sa colère. Vivre et exprimer son émotion ! Nous avons le droit d’exister en tant qu’individu avec nos besoins  propres. A chaque colère, une décision est à prendre !

Oublions les phrases de nos tuteurs qui ont fait de la colère un tabou. La colère indique ce que nous avons à faire pour retrouver notre bien-être. Quand nous rencontrons la colère,  demandons-nous « pourquoi ? ». Et ensuite, prenons la décision d’exprimer ou d’utiliser sa colère pour changer les choses.

Reprenons l’exemple d’une rupture :

Ici la raison est : “Je n’ai plus personne à qui me confier, ma confiance a été bafouée”.

Sachant cela, nous pouvons agir pour combler nos besoins. Par exemple,  nous confier à quelqu’un de confiance, renforcer nos liens avec certains de nos amis, partir à la quête d’une nouvelle copine,…

Martin : Ok, ok, c’est bon, on a compris ! Mais si je suis déjà triste, que puis-je faire pour me départir de cet état ?

Lors d’une situation difficile, telle que la perte d’un être cher, une rupture ou une très mauvaise nouvelle, n’essayez pas de vous débarrasser de ce sentiment. Acceptez-le et accordez-vous le droit d’une prise de recul. Quand le deuil sera passé, si vous êtes encore triste, il y a une astuce simple. Quand nous sommes tristes, notre corps, notre cerveau et nos pensées ralentissent, c’est une conséquence purement biologique. Nous nous sentons apathique, nous n’avons plus la pêche d’antan. Pour casser cette spirale, re-dynamisez votre corps.  Ainsi, votre cerveau suivra et vos pensées feront de même. Une bonne astuce est donc de faire quelques séances de sports : du footing, de la musculation, du Body Pump,…

A la fin de votre séance, vous devriez ressentir des changements en interne.

Voyons maintenant de plus près la deuxième voie!

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Renier sa colère, c’est renier un mal-être au fond de nous. La première chose à faire est donc d’exprimer sa colère.

Deuxième voie : Comportement agressif !

Les personnes qui usent de l’agressivité ont fait le choix d’exprimer leur colère. Que ce soit par la violence verbale ou physique, elles se laissent emportés par la fureur et agissent pour que les choses changent au plus vite, pour obtenir de  satisfaction IMMEDIATE de leur besoin.

Exemple de situation :

Un ami vous a ridiculisé devant une demoiselle avec qui vous discutiez. Dans le but de réparer cette injustice et lui faire comprendre qu’il vous a trahit, vous lui dites ses 4 vérités en public.

Contrairement au renie, cette fois-ci, vous affirmez vos valeurs et vos points de vue en société.

Martin : D’où vient ce comportement?

  • Cette manière d’agir peut trouver son origine à une époque où nous étions une victime, un laissé-pour-contre. Un jour, nous avons pris conscience de cette injustice et … nous avons décidé de nous VENGER et de ne PLUS JAMAIS se laissé embobiner.

“J’en fais le serment, ils vont tous PAYER !!”

  • Ou encore, ce comportement peut-être issu d’une éducation porté sur la victoire, la compétition

“Dans la société, il n’y a que les gagnants et les perdants !”

Alors oui, il est certain qu’en étant agressif, vous avez plus de chance de succès qu’en reniant votre colère… Oui, mais à quel prix ?

  • Nous apparaissons comme quelqu’un de détestable et à éviter.
  • Nous prenons le risque d’être à l’origine d’une escalade de violence souvent inutile. En étant agressif, nous faisons que « déplacer » notre colère vers la personne ciblée. Et on s’offre toutes les meilleures chances qu’elle en fasse autant.
  • Et généralement, à moins d’être des victimes, face à l’agressivité, les autres feront tout pour ne pas nous donner ce que nous attendons d’eux.

L’agressivité symbolise un comportement type : « Je veux TOUT, TOUT DE SUITE ». Ce comportement symbolise l’impatience, l’intransigeance et l’irrespect réunis. Vous l’aurez deviné, ces 3 maux sont à l’opposé d’une personnalité mature, charismatique et appréciée. Bien sûr, pour la plupart d’entre nous, l’agressivité n’est pas le résultat d’un choix. La colère est le mouvement de l’âme le plus difficile à maitriser. Cette fureur s’autoalimente par un monologue intérieur qui fournit les arguments les plus convaincants.

Pourquoi m’a-t-il manqué autant de respect ? Moi, je ne l’ai jamais ridiculisé en public… En plus, je suis certain qu’il fait ça parce qu’il est jaloux de moiOui c’est ça ! Il est putain jaloux ! Je vais lui rendre la monnaie de sa pièceIl va payer, moi je te le dis ! OH OUI TU VAS PAYER, ENC…LEEE !!!

Caricatural ? Non, la colère non-maitrisée aboutit à un discours intérieur rempli d’orgueil et de raccourci. Plus les secondes passent, plus notre monologue va nous donner l’impression d’être « en plein droit » d’exprimer notre rage ! Cette rage gagnera en taille jusqu’au moment où elle deviendra insupportable, et là, c’est le drame ! On hurle les 4 vérités à l’autre, on le bouscule, on le regarde d’un regard assassin, on le menace,…

Une fois la tempête sortie de notre bouche, on se sent mieux sur le moment. On a exprimé notre problème et on se sent “exister”. Cette euphorie sera de très courte durée puisque quelques minutes plus tard, soit l’autre contre attaquera avec un discours aussi violent à son tour, soit nous serons rongés par la culpabilité et la honte.

Dans tous les cas, user de l’agressivité couramment n’est pas bon pour notre amour de soi. A toujours devoir se mettre en colère, nous percevons la nature humaine comme étant mauvaise :

Dans la vie, il y a les gagnants et les perdants

Marche ou crève!

Pas le choix, il faut être un tueur (psychologiquement) pour réussir

Sur le moyen terme, cet état d’esprit nous rend méfiant, les autres nous fuient, ce qui engrange encore plus de colère en nous, jusqu’à percevoir la vie comme une lutte sanglante, un combat sans pitié !

Pour qu’il y ait de vrai changement, exprimer sa colère ne suffit pas, il faut l’exprimer avec intelligence. Et ça, la personne agressive semble l’avoir oublié.

Réflexion sur les 2 premiers comportements :

A la lecture de ces 2 premiers comportements, Il apparait qu’agression et rétention sont des véritables castrateurs de notre bien-être au quotidien.

Que nous soyons agressif et que nous refusions d’exprimer notre colère, le résultat est le même, nous souffrons inutilement !

Martin : Qu’entends-tu par “souffrir inutilement” ?

J’appelle « Souffrance inutile », toute souffrance ou toute énergie utilisée dans le but de contrôler quelque chose sur lequel nous ne pouvons exercer aucun contrôle.

La souffrance inutile trouve sa source dans le désir de contrôler le passé ou le futur sur lesquels nous avons, bien sûr, aucun contrôle.

  • Une colère dirigée vers le passé aboutit à un sentiment de vengeance. Nous voulons nous venger d’une injustice passée.
  • Une colère dirigée vers le futur aboutit à de la jalousie. Nous nous méfions des autres, pensant qu’il pourrait nous faire un mauvais coup à l’avenir.

Prenons quelques exemples pour illustrer cette petite réflexion :

Le domaine professionnel :

  • Un collègue nous a cafté auprès de notre supérieur. Nous le maudissons en silence, nous lui souhaitons le pire et nous souhaitons lui rendre la monnaie de sa pièce…Oui, mais nous souffrons car nous ne pouvons pas changer le passé…
  • Un nouveau venu dans l’entreprise fait beaucoup de bruit. Il est compétent, discipliné et gagne l’approbation de la direction. Nous le maudissons en silence, nous sommes jaloux, nous aimerions prouver au monde son incompétence… Oui, mais nous souffrons car nous ne pouvons rien changer à sa compétence….

Le domaine affectif :

  • Nous venons de subir une rupture amoureuse. Nous jurons vengeance contre notre Ex ou nous nous lamentons sur notre incompétence.
  • Nous sortons avec une demoiselle, nous avons peur de la perdre. Nous sommes jaloux de son succès auprès des autres. Nous devenons paranos et nous souffrons en silence.

Quel que soit le problèmes face à nous, qu’il soit financier, économique, affectif ou psychologique, il faut savoir qu’il y a toujours une partie sous notre contrôle et une partie en dehors de notre contrôle.

La frontière entre ce qui est sous notre contrôle et ce qui ne l’est pas marque la frontière entre l’environnement extérieur et nous.

Si nous sommes une personnalité réactive, le premier pas à faire est de séparer ce qui est sous notre contrôle et ce qui ne l’est pas.

Exemple de choses qui sont sous notre contrôle :

  • Notre état émotionnel, notre motivation
  • Nos décisions
  • Nos actions et nos réactions

Exemple de ce qui n’est pas sous notre contrôle :

  • Les autres
  • Le temps
  • Les résultats

Troisième prise de conscience :

La plupart du temps, nous dépensons énormément d’énergie à vouloir contrôler l’incontrôlable… Bref, nous souffrons. Il est justement là le problème des personnes réactives, ils ne savent pas distinguer ce qui est sous leur contrôle de ce qui ne l’est pas. Face à un problème, plutôt que d’agir, ils attendent que l’environnement change.

Mais l’environnement ne changera pas par la simple force de notre volonté, et ça, rentrons-le bien dans notre crâne ! Si nous voulons être sûrs que les choses changent, agissons ! Oui, mais pas n’importe comment, agissons avec intelligence !

Le défi se présente devant vous. Voulez-vous connaître le bien-être et modifier lentement mais surement l’environnement ?

Bien sûr, vous devrez faire face à l’opposition, encaissez et acceptez le « non » des autres. C’est la vie, nous ne pouvons pas contrôler l’avis et les décisions des autres. Mais, par contre, nous pouvons les motiver à nous suivre, leur donner envie de dire « oui » et d’être d’accord avec nous.

Avez-vous envie de cela ?

  • Voulez-vous connaître un quotidien serein mais passionné ?
  • Voulez-vous devenir charismatique sans employer la violence ?
  • Tout simplement, voulez-vous devenir fort sans employer la force ?

Oui? Alors je vous souhaite alors la bienvenue dans la troisième voie : L’assertivité !

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La plupart du temps, nous dépensons énormément d’énergie à vouloir contrôler l’incontrôlable…

Partie 2 : Transformer la colère en bien-être

Pour transformer la colère en bien-être,  il va falloir faire preuve d’assertivité et de proactivité. L’assertivité est en quelques sortes l’autorité sans la violence, l’affirmation de ses valeurs dans le respect d’autrui, bref, elle est uneintégrité maitrisée et sereine. L’assertivité est la seule et unique solution d’utiliser la colère dans un rapport Gagnant/gagnant. En plus d’être un comportement mature et respectueux, elle donne la perception que le monde est un vaste champ d’abondance.

Martin : Non, vraiment? Comment fait ce genre de personne pour réussir ce pari ?

C’est très simple. Pendant que d’autres se lamentent sur leur tristesse, s’enragent ou jalousent les autres, eux, décident d’utiliser leur énergie en actions sous leur contrôle. Tout le contrôle qu’ils n’ont pas sur l’extérieur, ils le gagnent en contrôle sur eux-mêmes.

  • Face à une rupture, après une période de deuil nécessaire, ils se ressaisissent, prennent conscience de ce qu’ils ont aimé chez leur Ex, et partent à la recherche de ce qu’ils ont aimé chez elle.
  • Face à une remarque désobligeante, ils gardent la maitrise de leurs émotions. Sans désir aucun de ridiculiser l’autre, ils s’affirment avec intégrité.
  • Face à un échec, ils prennent note de leurs erreurs et utilisent leur colère comme énergie catalysant leurs efforts.

Les remarques haineuses des autres les atteignent beaucoup moins. Ils sont bien sûr dérangés par la remarque mais ne se remettent pas en question pour autant. Leur capacité à gérer les conflits et les injustices dirigées contre eux  leur permettent de transformer tous leurs accès de colère en bien-être. Etant devenu leur propre source de bien-être, le comportement réactif ne sera pour eux qu’un vieux souvenir !

La personnalité assertive n’a plus la perception que la vie est un combat sanglant, il devient un joueur de la vie. Il est patient et rayonne d’une fausse naïveté qui pourtant le rend vainqueur de nombreuses oppositions.

L’assertivité implique d’être patient mais décidé, de penser à soi mais d’être respectueux.

Martin : C’est bon, pas la peine d’en dire 3 tonnes… Concrètement, comment devenir une personnalité assertive ?

Là, je te donne raison Martin, voyons l’aspect pratique ! Le processus qui suit en 4 étapes vous permettra, petit à petit, d’adopter un comportement serein et maitriséclip_image001.

Etape 1 : Prendre conscience de sa colère, la pause STOP

Une fois de plus, pour faire preuve d’assertivité, vous devez d’abord prendre conscience du message derrière votre colère. Pourquoi êtes-vous en colère? Il est important de connaître ses besoins et de les exprimer de manière positive.

Prenons un exemple :

Ma copine m’a plaqué…Je suis triste.

Pourquoi je suis triste ?

-> Car il n’y avait qu’avec elle que je me sentais connecté, elle était la seule personne avec qui je pouvais être totalement intègre.

De quoi ai-je besoin maintenant ?

-> Mener une relation d’intégrité totale avec quelqu’un.

Vos besoins dépendent de votre identité propre, une fois que vous avez mis le doigt sur votre besoin et que vous l’avez formulé de manière positive, passez à l’étape suivante.

Etape 2 : Stoppez le flux de colère, de rage et de tristesse. Stop au comportement réactif

Note : Pour faire preuve d’assertivité, vous allez devoir gagner en patience, en persévérance et en motivation. Ce n’est simple de changer du jour au lendemain, surtout quand nous avions l’habitude d’attendre le changement de la part de notre environnement. Cette étape est importante si vous désirez gagner en patience, en sérénité et en maitrise de vous-même.

Petite réflexion à priori :

Conscientisons ce qui nous met en colère ou nous rend triste en ce moment. En général, la totalité de nos pensées sont dirigées vers l’extérieur : « Pourquoi il ne m’écoute jamais? », « Pourquoi a-t-il agi ainsi? ». Nous pensons alors qu’exprimer notre colère violement permettra à l’autre de prendre conscience de ses erreurs. En réalité, c’est tout le contraire, c’est notre manque d’acceptation qui poussera les autres à ne pas changer.

En fait, une fois conscient que nous ne pouvons pas changer l’extérieur, il devient plus facile de lâcher prise sur ce désir de changement incontrôlable. Laisser aller cette envie d’avoir le contrôle sur l’extérieur. De cette manière, tout le contrôle que vous n’avez pas sur l’extérieur, vous le gagnerez en contrôle sur vous. Et ainsi, vous prendrez en main votre destin, et vous deviendrez un joueur de la vie !

Pour laisser-aller, accordez-vous quelques minutes. Installez-vous confortablement et prenez quelques grandes inspirations.

Là maintenant, prenez la situation qui vous énerve ou vous préoccupe actuellement :

  • Le fait que l’on ne vous a pas écouté à un instant donné
  • Le fait que votre ami ne s’est pas comporté comme vous le désiriez
  • L’attente du résultat d’un examen important

Et procéder au schéma de question suivant en posture méditation (Méthode de lâcher-prise issue de la méthode SEDONA) :

  1. Est-ce que je peux accueillir les sentiments, sensations et pensées qui sont générés en moi, tels qu’ils sont ? Pour cette première question, laissez-vous envahir par votre insatisfaction et votre désir de changer les choses, autorisez-les  à vous faire ressentir toutes les tensions associés, ne résistez plus, cette insatisfaction fait partie de vous après tout.
  2. Est-ce que je peux laisser-aller le désir de changer cela ? Oui ou non sont des réponses acceptables.
  3. Est-ce que je veux le laisser-aller ? Si vous répondez non, laissez-vous un peu de temps jusqu’au moment où vous vous sentirez prêt à lâcher-prise.

Dorénavant, vous pourrez percevoir votre problème sous un nouvel angle de vue.

Attention ! Laisser-aller ne veut pas dire “chasser”. En tentant de chasser votre désir de changer les choses, vous ne ferez qu’amplifier la puissance de votre colère. Non. Laisser aller signifie la laisser s’écouler librement à travers nous jusqu’au moment où vous vous autoriserez à la laisser partir. Bien sûr, accordez-vous le temps nécessaire pour y arriver (vous pouvez refaire la démarche ci-dessus autant de fois que vous le désirez). Quoiqu’il se passe dans votre tête, acceptez-le puis quand vous vous sentez prêt, posez-vous les quelques questions ci-dessus. En fait, dès que vous aurez digéré l’idée qu’une partie de vous désire ce scénario catastrophe, il sera bien plus facile de laisser-aller votre anxiété.

Une fois que vous vous sentez plus léger et serein, vous pouvez passer à l’étape 3

(Note : La méditation, c’est comme le sport, plus on la pratique, plus on devient efficace. Certaines personnes y arriveront en deux minutes, pour d’autres, il leur faudra un peu plus de temps)

Etape 3 : Prendre une décision constructive et séparer ce qui sous notre contrôle de ce qui ne l’est pas

Maintenant que votre colère s’est apaisée, vous allez devoir prendre une décision pour combler votre besoin insatisfait. Prendre une décision est cruciale pour transformer votre colère en bien-être. Mais il est aussi indispensable que votre décision soit entièrement sous votre contrôle. Pour que vous ne tombiez pas dans le piège d’une décision en dehors de votre contrôle, j’ai pris 4 exemples de situations sources de mécontentement :

Cas n°1 : Une rupture difficile

Mon besoin insatisfait : Pour changer les choses, j’ai besoin de mener une relation d’intégrité avec quelqu’un

Comment faire?

Idée 1 : Raconter mon histoire à mes potes pour qu’ils me remontent le moral (Idée à reformuler car pas entièrement sous notre contrôle)

  • –> Reformulation : Me confier un peu plus avec un ami de confiance ou un proche pour solidifier nos liens (Meilleure idée)

Idée 2 : Attendre que je croise une autre demoiselle qui répondent à mes besoins (Mauvaise idée car totalement en dehors de notre contrôle)

  • –> Reformulation : Sortir plus et aborder des demoiselles dans des endroits que j’aime (Meilleure idée)

Idée 3 : Supplier mon Ex pour qu’elle me reprenne en petit ami (Mauvaise idée car pas entièrement sous notre contrôle)

  • –> Reformulation : Discuter calmement avec mon Ex pour comprendre ce qui n’allait pas dans notre relation (Meilleure idée)

Cas n°2 : Échec d’un examen ou mauvais résultat

Mon besoin insatisfait : Pour me sentir mieux, j’ai besoin d’être rassuré sur ma compétence !

Comment faire?

Idée : Attendre mes prochains résultats pour voir s’ils sont meilleures (Mauvaise idée car totalement en dehors de notre contrôle)

  • –> Reformulation : Comprendre mes erreurs pour ne pas planter le prochain examen

Cas n°3 : Un ami qui nous énerve parce qu’il ne veut pas sortir

Mon besoin insatisfait : Pour me sentir mieux, j’ai besoin de m’évader !

Comment faire?

Idée 1 : Gueuler sur mon ami pour qu’il comprenne sa bêtise (Mauvaise idée car solution destructive)

  • –> Reformulation : Discuter et comprendre sa situation pour tenter de le motiver

Idée 2 : Attendre qu’un pote se décide à organiser une soirée (Mauvaise idée car en dehors de notre contrôle)

  • –> Reformulation : Proposer un verre avec un pote pour proposer un nouveau concept de soirée

Cas n°4 : Une énorme file d’attente à la préfecture

Mon besoin insatisfait : Pour me sentir mieux, j’ai besoin de gagner du temps

Comment faire?

Idée : Attendre et espérer que le flux de passage s’accélère  (Mauvais idée car en dehors de notre contrôle)

  • –> Reformulation : Profiter du temps libre pour répondre à tous les textos que j’ai reçu aujourd’hui.
  • –> Reformulation : Profiter de l’attente pour contempler le moment présent.
  • –> Reformulation : Profiter de la situation d’attente pour discuter avec la jolie demoiselle devant moi.

Saisissez-vous l’astuce? En prenant des décisions entièrement sous votre contrôle, vous vous offrez toutes les chances de succès. En réfléchissant en termes de besoin plutôt qu’en termes de situation, vous découvrirez des centaines d’opportunités de rétablir votre bien-être intérieur.

Etape 4 : Agir et devenir un joueur de la vie…

Maintenant que vous avez trouvé une bonne idée, il ne vous reste plus qu’à agir et à changer la situation à votre avantage.

Mais attention, pour des situations où vous devez faire preuve d’assertivité avec les autres, n’attendez pas trop de la part des autres pour commencer. S’ils font un premier pas vers vous, c’est toujours ça de gagner. Soyez patient avec votre changement. Au fur et à mesure, vous développerez une véritable maitrise de vos émotions.

Une fois que vous avez découvert votre besoin, il ne reste plus qu’à utiliser votre colère  comme essence sereine pour passer à l’action et obtenir ce que vous désirez plus que tout !

Ce comportement est très intelligent émotionnellement car vous usez de toute vos ressources internes pour obtenir ce qui vous manque ! Et c’est ainsi que, petit à petit, on devient notre propre source de bien-être.

Je vous souhaite à tous plus sérénité et de bien-être dans votre quotidienclip_image001[1].