Pour info, cet article fait parti d’un projet ambitieux, le projet Bonne humeur. Ce dossier a pour but de repérer vos points faibles et de les déjouer afin d’avoir bien en main votre bonne humeur quotidienne. Pour vraiment profiter des nombreux bénéfices de ce projet, je vous recommande de lire l’article d’introduction dont le lien se trouve en-dessous.

Article d’introduction : Quels sont vos points faibles [Dossier : Projet bonne humeur]

Article (1/5) : Se libérer de la peur du regard des autres

Article (2/5) : Comment ne plus tomber amoureux

Article (3/5) : S’accepter tel qu’on est 

Article (4/5) : Être productif et motivé

Article (5/5) : Être humble et heureux

 

Qu’on est bien quand on se sent utile…Vous ne trouvez pas ? Vous voyez, cette espèce de mélange de sensation d’être unique et expert à la fois pour une tâche bien particulière.

Bref, cela met de bonne humeur d’avoir accompli une journée bien remplie et c’est d’autant plus vrai quand on a passé la majorité du temps à avancer dans son projet !

Martin : Ouais, c’est bien vrai !

Mais…Si vous devez vous sentir utile pour être de bonne humeur, ou qu’au contraire, vous êtes de mauvaise humeur quand vous vous sentez inutile, c’est qu’il y a un problème, et j’en suis désolé.

Martin : Chris… Tu sais que tu es un putain de rabat joie ! En quoi est si grave d’être addicte à accomplir des choses ? Après tout, si je n’étais pas addicte au travail, je travaillerais beaucoup moins.

Et non, c’est tout le contraire en réalité. Voici une petite liste des réactions négatives de personnes dépendantes à l’accomplissement et complexé par leur utilité :

  • A la fin d’une journée, elles se moquent pas mal du temps qu’elles ont passé sur leur projet, ce qui compte, c’est uniquement le résultat de leur travail. Si elles n’ont pas atteint le résultat escompté, elles sont agacées, stressées et nerveuses.
  • Conséquence directe, elles s’emprisonnent dans un cercle vicieux. A force de ne pas atteindre le résultat souhaité, travailler sur leur projet devient inconsciemment une source de stress et après quelques semaines, elles n’arrivent plus à se motiver pour passer à l’action… Et c’est en générale sur cette mauvaise note que leur aventure s’achève… Snif !
  • Elles sont des véritables bourreaux de travail et camouflent l’échec de leur vie personnelle en passant la quasi totalité de leurs temps dans la sphère professionnelle.
  • Perpétuellement dans un état d’esprit de compétition, elles se comparent sans arrêt aux autres et détruisent leur estime de soi sur des futilités.
    • Exemple 1 : Mon voisin a un meilleur diplôme que moi, il est donc plus utile que moi
    • Exemple 2 : Mon pote a séduit une fille plus jolie que la mienne, il est donc meilleur séducteur que moi
    • Exemple 3 : Mon collègue de bureau a un corps d’athlète et moi j’ai juste un corps banal, pourquoi je ne me suis pas encore mis à la musculation sérieusement ?
  • Pire encore, les personnes obsédées à l’accomplissement ont le désir de se lancer dans des projets qui ne les intéressent pas juste pour atteindre le résultat et en mettre plein la vue aux autres.
  • Face à un interlocuteur de haut statut, elles deviennent envieuses et jalouses, surtout si elles le considèrent comme plus utile qu’elles-mêmes.

Si votre amour propre ne tient qu’à un fil, qu’il vous suffit de quelques heures de non productivité ou la rencontre de quelqu’un qui a réussit pour faire tomber votre amour propre en quelques secondes, cet article est fait pour vous.

L’origine de l’obsession à l’accomplissement : Le complexe de l’utilité

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Encore une fois, le conditionnement social  est responsable de ce délire obsessionnel. Dés notre plus jeune âge, nous faisons la distinction entre les personnes « utiles » et les personnes « inutiles ». Parents et tuteurs, en général désireux que leur enfant fasse de grandes choses, vont donc donner un caractère manichéen au sens de l’utilité.

Plus tu as de compétences, plus tu es utile !

Pour vous démontrer la stupidité de ce propos, répondez à la question suivante :

Lequel de ces 2 objets est le plus utile : le couteau Suisse ou le simple couteau?

Le couteau Suisse a certes beaucoup plus de fonctions, il est un peu comme un ingénieur tout en métal : Multi fonction et adaptable. Et pourtant, je n’ai encore jamais vu de table pourvue de couteau Suisse à coté de chaque assiette. Pourquoi? Parce que le couteau est bien plus efficace et plus simple d’utilisation pour couper ses aliments et se nourrir.

Conscient de cela, reposez-vous la question : le couteau Suisse ou le simple couteau?

En fait, il n’y a pas réponse précise.

Il est impossible destimer l’utilité de quelqu’un objectivement ! Qui nous dit qu’un ingénieur est beaucoup plus utile qu’un technicien dans une entreprise donnée? Redescendons sur terre : Votre titre et vos responsabilités ne définissent pas votre utilité.

Voyez par vous même : Hitler a été le führer du 3e Reich. Il a eu, à cette époque, le titre le plus haut de l’Allemagne. Considérez vous qu’il a été utile pour l’humanité ? Je ne pense pas ! Dans l’imaginaire collectif, un titre ou un rôle définit un certain sens de l’utilité. Mais rien ne vous oblige d’adhérer à cette vision. Le boulanger d’un petit village a peut-être un rôle dérisoire comparé à un député. Pourtant, sans ce boulanger, tous les villageois devraient faire 5 km pour obtenir du pain frais. Et dans le cas où notre député est un fainéant… Qui est le plus utile selon vous ?

La première chose à accepter, c’est qu’il est inutile de vous comparer aux autres pour définir votre utilité dans la société. Votre voisin est peut être le directeur de la centrale nucléaire du village, mais qui vous dit qu’il ne va pas la mettre en faillite et faire perdre de nombreux emplois ? Trop de paramètres variables sont en jeu pour faire une véritable estimation. Votre utilité, vous devez la définir par rapport à vous même et à vos objectifs.

Accepter cela, c’est mettre une croix définitive sur la jalousie et l’envie par rapport à votre voisin. De plus, penser ainsi ne vous empêchera pas d’être motivé puisque vous définissez votre sens de l’utilité par rapport à vos propres critères.

Le 2e frein pour être productif : la peur du jugement

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Dans notre société, nous avons été éduqués avec un système de valeur bien particulier. Nos parents et nos professeurs, certains d’avoir un système de valeur idéal ont donc essayé de nous le transmettre par la punition :

Souvenez-vous, à l’époque de la petite école, quand nous étions envoyés au coin. Toute cette mise en scène est un véritable processus de jugement en public. En acceptant d’aller au coin, nous admettons être coupable et être mauvais.

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je le vivais très mal, j’étais à la fois jugé par la maîtresse et par mes compagnons de classe.

C’est ainsi que nous développons une vision binaire de notre accomplissement :

  • Soit ce que j’ai fais est utile dans le sens de la société, donc ce que je fais est  bien et donc je suis donc quelqu’un de bien.
  • Soit ce que j’ai fait est inutile au sens de la société, donc ce que je fais est mal, et je suis donc quelqu’un de mauvais. Je suis donc coupable et je mérite d’être punit.

De fil en aiguille, le fait de ne pas agir pour le bien du groupe est devenu pour nous synonyme d’inutilité. Et par conséquent, être inutile pour le groupe est devenu, c’est être mauvais en soi.  Dans votre quotidien, vous serez de bonne humeur quand vous aurez bien travaillé. Mais si vous considérez ne pas avoir été suffisamment productifs, comment allez-vous vous se sentir ???

COUPABLE !

Oui, coupable !

  • Coupable d’être incapable de se motiver à travailler.
  • Coupable d’avoir une fois de plus succombé à la cigarette ou à une glace.
  • Coupable d’avoir été malade et d’être dans l’incapacité de travailler.

A votre avis, pourquoi certains sont des bourreaux du travail ?

Parce qu’ils culpabilisent d’être inutiles en dehors de moments de travaux acharnés.

Selon vous, pourquoi certains procrastinent sans arrêt leurs tâches ?

Parce qu’ils appréhendent leur futur déception car ils n’auront pas accompli autant que ce qu’ils espéraient. Cela crée du stress et ils vont retarder leur projet. Ce qui va augmenter leur sentiment de culpabilité les fait entrer dans un cercle vicieux d’inactivité TOTALE.

Hm… On avance bien dans cette notion. Voyons de plus près ce qu’est la culpabilité.

La culpabilité nous empêche d’être productif

La culpabilité se manifeste en nous à chaque fois que nous considérons avoir mal agit en dehors d’un système de valeur. Ce système peut être :

  1. Notre propre système de valeur. Nous avons alors agit d’une manière que nous ne considérons pas comme responsable par rapport à notre sens du moi.
  2. Celui d’une personne tiers, d’un groupe ou d’une société. Nous nous sentons coupable dés que nous voyons une réaction négative chez l’autre. Cette réaction négative nous inspire avoir mal agit. Et on ressent coupable.

Martin : Bah heureusement que je ressens de la culpabilité… Sinon, je ne saurais pas quand j’ai mal agit. Et…

STOP ! Je t’arrête tout de suite Martin ! Il y a un fossé énorme entre se sentir coupable et avoir des regrets. Contrairement aux regrets, dans le fait de ressentir de la culpabilité, il y a le mot « coupable ».

La culpabilité est beaucoup plus forte que les regrets. Regretter d’avoir mal agit implique simplement que vous avez mal agit. Se sentir coupable, c’est se juger « être » mauvais, c’est remettre en question son identité pour une erreur réalisée.

Il y a une sacré différence entre considérer « avoir mal agit » et se considérer « mauvais ».

Nous différencions regret et culpabilité par l’intensité du ressenti et sa durée dans le temps. La personne coupable va se morfondre dans une nouvelle vérité selon laquelle il est mauvais. La personne qui regrette va se sentir mal sur le coup mais va prendre conscience que c’est humain de faire des erreurs. Il pourra alors agir pour ne plus refaire la même erreur.

Le « j’aurais du » et « je devrais » : Les 2 petites phrases qui empêchent d’être productif

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Pause. Faisons un break. Détendez vous un peu. Et, tranquillement, remémorez-vous la dernière fois où vous vous êtes dit :

J’aurais du être ça plutôt que…

Je devrais faire ça plutôt que

Allez, à quand remonte la dernière fois ? Il y a une semaine ? 3 jours ? Hier ? il y a 5 minutes ?

Quoiqu’il en soit, ces 2 petites phrases aux apparences anodines sont des véritables source de culpabilité. Cette obsession à l’accomplissement conduit en générale à s’auto flageller de « je devrais » ou « j’aurais du ».

Pourquoi ?

On se rapproche de l’état d’esprit du perfectionniste. Nous considérons avoir un système de valeur objectif (ce qui est faux à moins d’être Dieu). A partir de ce système de valeur (que nous considérons en général comme idéal ou parfait), nous attendons de nous d’agir tout le temps en adéquation avec ce système de valeur.

Mais…Ce système de valeur est en général au-dessus de nos capacités (Oui, il faut savoir que les sociétés tentent qu’inculquer des valeurs auxquelles elles n’obéissent même pas). Et c’est d’autant plus vrai pour les personnes qui pratiquent le développement personnel…Puisqu’elles, par définition, visent haut ! Elles sont obsédés par un « Moi qui doit accomplir 10000 tâches » au cours de leur vie.

Par exemple, imaginez quelqu’un qui fume et dont la valeur est « Je ne peux être satisfait de moi si je continue de fumer ». A chaque fois qu’il va fumer une cigarette, notre ami va se sentir très mal.

Voici un autre exemple de situation que j’ai vécue :

Puisque je suis créateur d’un site de développement personnel, je devrais maintenant être productif tous les jours.

2 jours plus tard, j’ai soudainement été frappé de migraines atroces. Et c’est ainsi que je me suis auto flagellé sur mon incapacité à être productif car je voulais atteindre un résultat (Réaliser 3 vidéos pour la fin de la semaine). Quelle belle erreur, je suis tombé dans l’obsession à l’accomplissement.

J’ai bien sûr pris conscience que je faisais fausse route. Et j’en suis arrivé au raisonnement que vous pouvez lire aujourd’hui.

La fois suivante où j’ai été frappé de migraines. J’ai pris leçon de la dernière fois. Et cette fois là, je me suis convaincu que :

Tant que je ne me sens pas mieux, rien ne m’oblige à faire quoi que ce soit. L’accomplissement passe avant tout par le respect de soi. 

Et là, ça été presque magique. J’ai eu une soudaine envie d’être productif malgré mon état. Je ne pouvais pas écrire d’articles. Par contre, j’ai structuré les articles par groupe d’articles sous forme de dossier, j’ai fini de nombreux dossiers en retard. A la fin de journée, j’avais été aussi productif que n’importe quel autre jour (si ce n’est plus).

C’est là que j’ai pris conscience d’un phénomène :

La culpabilité est l’ennemi juré de la motivation.

Imprimez cette phrase dans votre tête. Jamais et je dis bien jamais, vous ne pourrez être productif avec de la culpabilité. Cette culpabilité par rapport à l’accomplissement se manifeste par les « J’aurai du » et les « je devrais… ».

  • « J’aurai du être plus productif ». la personne reconnait être coupable d’un manque de productivité dans son passé
  • « Je devrais être plus productif ». La personne remarque qu’il n’est pas productif et il espère qu’en se punissant, il va être productif dans les jours à venir.

Ces 2 petites phrases démontrent que nous ne nous faisons pas confiance. Nous pensons inconsciemment que sans nous dire « je devrais », nous allons agir de manière anarchique et débile : Procrastiner, ne rien faire, fumer comme un pompier, manger comme un porc,…

Toutes les personnes qui procrastinent, ne font rien, fument comme des pompiers et mangent comme des porcs, se flagellent tous les jours de « J’aurai du… » et « Je devrais… ».

Le cercle vicieux de la culpabilité

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Pour illustrer le cercle vicieux de la culpabilité, prenons l’exemple de nos addictions.

Chacune de nos addictions (cigarettes, nourriture, regarder la TV,…) sont en réalité des petits plaisirs instantanés qui nous remontent le moral à un instant T.

En abusant de nos vices, il va y avoir un réflexe de culpabilisation.

Exemple d’une personne dont le vice est d’enchainer des séries TV:

« Je ne devrais pas regarder une série TV, je devrais plutôt travailler ».

Conséquence directe : Cette personne va ressentir de la culpabilité. La culpabilité est une émotion désagréable, qui nous fait du mal. Croyez-vous qu’en culpabilisant vous aurez envie d’aller travailler ?

Mon Dieu non, ce sera l’exact opposé. Plutôt que de travailler, un autre petit vice bien à vous vous permettra de camoufler provisoirement cette sensation désagréable. Une fois que vous aurez consommé ce petit vice, vous culpabiliserez encore plus !

Et ainsi de suite…

En plus de ne pas profiter de votre petit plaisir, vous allez vous sentir de plus en mal de ne pas agir. Mauvaise nouvelle : Ce cercle vertueux ne s’arrête jamais quand bien même vous vous condamnerez de toutes sortes d’insultes (Je me souviens même avoir coaché une personne qui se donnait des claques à chaque fois qu’elle avait mangé une sucrerie…Cela s’est révélé inefficace bien sûr).

Stopper un cercle vicieux pour être productif se fait en deux étapes :

  1. Mettre un nom sur ce cercle vicieux
  2. Ressortir d’un cercle vicieux
  3. Et ne plus rentrer dans un cercle vicieux

Martin : Et comment fait-on concrètement ?

Quand on se laisse prendre par une de nos addictions, il faut accepter ce fait, accepter que nous ne sommes pas une machine et que l’erreur est humaine. Bercez-vous de paroles rassurantes, faites vous confiance pour une fois. Ayez foi en votre capacité à réussir et dites vous qu’il faudra peut-être plus de temps que prévu mais qu’à force de patience et de persistances, vous arriverez à déjouer votre addictions.

Voyons cela plus en détail.

Comment ressortir du cercle vicieux

Quand bien même vous avez en effet fait quelque chose de mal ou en dehors de vos valeurs (blesser quelqu’un moralement, avoir succombé à la tentation de ne rien faire,…), cela implique t-il que vous méritez de vous auto flageller ?

Posez-vous cette question :

Est-ce que vous méritez cette culpabilité ?

Si la réponse est « oui », combien de temps allez-vous vous infliger cette peine ? Une heure ? Une journée ? Un an ?

Si vous pensez être coupable, alors ayez la responsabilité de vous pardonner à un moment ou à un autre… Certains grands criminels sont passés devant la justice et ont reçu une peine à purger. Après cette peine, ils sont considérés comme ayant payé leur dette par rapport à leur crime…Quand bien même certains ont commis de gros crimes.

Comprenez par là que la première chose à faire est de vous pardonner de toutes erreurs passées une bonne fois pour toute. Qu’avez-vous fait de si mal pour mériter dans un cercle vertueux d’une culpabilité sans fin ?

Vous avez pris quelques kilos ? Vous avez abandonné votre projet pendant 3 mois ? Vous n’avez pas encore arrêter de fumer ?

WOA ! Alors ça, ça c’est du crime putain ! Je suis d’accord, vous méritez d’être déprimé. ALLEZ, FAITES VOUS MAL GROS MOUTON QUE VOUS ÊTES ! VOUS L’AVEZ BIEN MERITE ! VOUS ÊTES COUPABLE, OUI COUPABLE J’AI DIT ! ALORS FERMER VOTRE BOUCHE ET ACCEPTER VOTRE PENITENCE CAR VOUS ÊTES UNE PURE VICTIME D’UN SYSTEME DE VALEUR DE COMPETITION QUI N’A JAMAIS ETE LE VÔTRE !

Bon sérieusement, la prochaine fois que vous sentirez la culpabilité pointée le bout de son nez, posez-vous ces quelques questions :

1. Ai-je VOLONTAIREMENT agit de manière mauvaise, injuste et blessante ? N’en demanderais-je pas un peu trop vis-à-vis de moi ? Après tout, je ne suis ni parfait, ni omniscient !

2. Est-ce que l’intensité de mon ressenti est équivalent à ce que j’ai réellement fait ? Est-ce que je mérite la souffrance que je m’inflige ?

3. Ne serais-je pas en train de ruminer inutilement ? Est-ce que je suis enfin décidé à apprendre de mon erreur comme un adulte et non pas comme un gamin de 5 ans que l’on doit punir ?

Si vous reconnaissez qu’il n’est plus nécessaire de ressentir de la culpabilité, vous allez pouvoir reprendre le contrôle de la situation. Pour vous libérer de la culpabilité, posez-vous les 3 questions ci-dessus. Ces questions vous feront prendre du recul par rapport à votre situation. Posez-vous ces 3 questions et votre culpabilité diminuera progressivement dans 99% des cas (J’admets de manière qualitative que nous sommes vraiment coupable de quelque chose de grave dans 1% des cas).

Se départir de notre culpabilité de notre manque de productivité, c’est se donner la possibilité de se remotiver. Mon conseil : Utiliser la carotte plutôt que le bâton pour vous remotiver.

Exemple de situation :

A une époque, je perdais beaucoup de temps à la pause du midi. J’avais une addiction aux séries TV. C’était justement le midi que j’avais le plus de mal à m’en passer.

Après m’être pardonné (il m’a fallu du temps), j’ai pris conscience que toute source de plaisir était d’autant plus agréable après avoir bien travaillé.

Le midi, quand j’avais une grosse envie de regarder une série TV, je me disais :

Si je ne succombe pas à la tentation ce midi, je me récompenserai d’une soirée série TV avec la joie d’avoir passé du temps à des choses qui m’importent.

A chaque fois que l’envie me prenait de regarder une série, je m’imaginais le soir même en train de me faire plaisir et d’être indépendant du résultat de mon travail, fier de me comporter en adulte conscient.

Bien sûr, il m’est arrivé de succomber à la tentation mais ce n’est pas pour autant que je n’avais pas le droit à ma récompense du soir (puisque j’avais au moins essayé de résister). C’est ainsi que je ne me suis plus auto flagellé et que j’ai réussi à adopter cette habitude de manière durable !

L’état d’esprit de la personne s’estimant

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Vous donnez directement la solution serait peu pédagogique. C’est mon 4e article sur le projet bonne humeur. Je pense qu’un peu de réflexion vous permettra de synthétiser l’ensemble du projet.

C’est parti ! Essayez de deviner, quel est le premier pas à faire pour ne plus se sentir coupable par rapport à notre système de valeur ?

Un changement d’état d’esprit ?

Oui, vous êtes sur la bonne voie !

Ne plus s’auto critiquer pour notre d’action car aux yeux de l’humanité, ça n’a rien d’une faute grave ?

Presque… prenez un peu de hauteur !

Considérer que votre système de valeur est subjectif et qu’il n’est pas toujours parfait ?

Oui, génial ! Vous commencez à comprendre le mécanisme de construction d’un amour propre solide et durable ! Bientôt, vous n’aurez plus besoin de lire mes articles 😉

Résumons : Personne et je dis bien personne n’a un système de valeur idéal ou parfait. Même pas les plus grands bienfaiteurs de cette foutue planète.

Rappelez-vous, quel était l’état d’esprit pour se départir de l’obsession à la perfection ?

Prendre conscience que vous n’êtes pas parfait !Tout simplement, que l’ensemble de nos actions sont toujours imparfaites.

Pour se départir de l’obsession à l’amour ?

Prendre conscience que la quête de l’amour parfait n’existe pas ! Tout simplement, nous ne pouvons pas être aimé mieux que par nous même.

Pour se départir de l’obsession à l’approbation ?

Prendre conscience que la quête de l’approbation générale est impossible. Tout simplement, nous ne pouvons pas plaire à tout le monde

Et maintenant pour se départir de l’obsession à l’accomplissement ?

Prendre conscience que notre nature imparfaite implique que nous n’agirons pas toujours en adéquation de notre propre système de valeur… Mais qu’en s’armant avec de la patience et de la persévérance, nous arriverons à nos fins à un moment ou à un autre.

Et nous en arrivons à la conclusion générale :

Amour de soi = (Acceptation de soi dans les moments difficiles) + (Avoir foi en notre capacité à réussir même si ça prendra beaucoup plus de temps que nous l’avions prévu)

Vous ne trouvez pas cela magnifique ? Le véritable amour de soi ne nous oblige à rien d’autres que d’agir pour notre bien être. De simplement, agir par volonté plutôt que par devoir.

Etat d’esprit égoïste me direz vous ? Nullement. Agir pour notre bien être impliquera du bien être en nous. Et quand nous sommes bien notre peau, nous sommes capable d’altruisme, de bonté, de pardon et de générosité.

Simplement, en s’aimant, nous avons conscience que nous pouvons faire les choses bien mais pas de manière parfaite!

A vous de jouer, la patience et l’opiniâtreté arrivent à bout de tout !